Yennayer : Le Nouvel An Berbère

Dans quelques jours, le peuple amazigh va célébrer Yennayer 2966, la nouvelle année du calendrier berbère. Nous vous proposons de découvrir les caractéristiques et les traditions de cette fête, perpétuée aujourd'hui encore en Algérie et, dans une moindre mesure, au Maroc.

Un calendrier agraire

Yennayer correspond au Jour de l'An du calendrier agraire utilisé depuis l'Antiquité par les Berbères. Ce calendrier, toujours en usage dans les régions d'Afrique du Nord, sert à régler les travaux agricoles saisonniers.

Comme ce calendrier est en décalage de 13 jours par rapport à notre calendrier grégorien, yennayer devrait logiquement être fêté le 13 ou le 14 janvier.

Mais en fait, le nouvel an berbère est célébré le 12 janvier, à la demande du Mouvement culturel berbère.

Par ailleurs, dans le calendrier berbère ou calendrier amazigh, notre année 2016 correspond à l'année 2966.

En effet, le point de départ du calendrier berbère est l'an 950 avant Jésus-Christ, date à laquelle le roi berbère Chachnaq 1er a été intronisé pharaon d'Egypte et a fondé la XXIIème dynastie qui régna sur l'Égypte jusqu'en 715 av. J-C. Cette date est mentionnée dans la Bible et constitue le premier événement de l'histoire berbère à figurer sur un support écrit .

Un peu d'étymologie

Le nouvel an berbère s'appelle Yennayer et est symbolisé par la lettre "z" (qui s'écrit en berbère avec le caractère figurant sur l'image ci-dessus).

Le mot de "Yennayer" dériverait du latin januarius qui désigne le mois de janvier.

A Rome, le premier mois de l'année avait été nommé ainsi en l'honneur de Janus, le dieu romain des portes, des ouvertures et des choix.

Les traditions du Nouvel An berbère

Yennayer est aujourd'hui célébré dans toutes les régions de l'Algérie, où cette journée est considérée comme une fête nationale. Ce premier jour de l'année est aussi fêté par d'autres communautés nord-africaines, notamment au Maroc.

Pour l'occasion, les familles partagent traditionnellement un repas à base de couscous à la volaille. Le repas sort de l'ordinaire et doit être copieux pour symboliser l'abondance pour l'année qui vient.

Différentes friandises peuvent figurer au menu : lesfenj (des beignets), tirifin (crêpes), fruits secs comme figues sèches, amandes, noisettes et dattes...

Dans certaines régions d'Algérie (Oran) ou du Maroc (Berkane chez les Iznassen), on évite de manger des aliments épicés ou amers pour que l'année à venir ne soit pas amère et mauvaise. En revanche, la tradition veut que les convives mangent beaucoup, au risque de vexer la maîtresse de maison.

Comme yennayer symbolise aussi la longévité, on y associe souvent des événements familiaux :
- première coupe de cheveux des petits garçons
- mariages
- rites d'initiation agricoles : on envoie les enfants aux champs cueillir eux-mêmes fruits et légumes.

Pour que la nouvelle année soit prospère, plusieurs rites de purification sont pratiqués : nettoyer la maison, la purifier avec des herbes fraîches, balayer toutes les pièces pour en chasser la misère, sacrifier un animal pour se prémunir des mauvais esprits etc.

Dans certaines régions, les enfants se déguisent pendant le mois de yennayer et chacun confectionne son propre masque, avant de passer de maison en maison demander des friandises.

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