Arrêter Les Somnifères : Guide Pratique

Arrêter les somnifères : guide pratique

En France, la consommation d'anxiolytiques et de somnifères est alarmante : 134 millions de boîtes de benzodiazépines ont été consommées en France en 2010 ! S’il est facile de constater l’excès, il est plus difficile de se passer de ces médicaments. Voici quelques conseils pratiques pour arrêter les somnifères.

Les Français sont de gros consommateurs

Un Français sur cinq a pris au moins une fois dans l’année un tranquillisant ou un somnifère de la famille des benzodiazépines, et ils sont un sur trois chez les plus de 65 ans…

La moitié de ces personnes sont sous traitement depuis plus de 2 ans, alors que la prise de ces médicaments devrait se limiter à 12 semaines pour les tranquillisants et 4 semaines pour les somnifères.

En France, notre consommation est deux fois plus importante que celle de nos voisins européens. Difficile pourtant de s’en passer car ces molécules entraînent une dépendance biologique et psychologique, en d’autres termes une véritable addiction. Il existe pourtant de bonnes raisons de vouloir arrêter les somnifères.

Pourquoi arrêter ?

Arrêter les somnifères n’est pas chose aisée, mais plusieurs bonnes raisons doivent vous motiver :
• ces médicaments ont des effets secondaires avérés sur la mémoire, l’humeur, les réflexes et l’équilibre et paradoxalement sur le sommeil ! Ils provoquent cauchemars et insomnie.
• ils sont suspectés de favoriser la démence sénile et la maladie d'Alzheimer
• ils augmentent le risque d'apnée du sommeil
• ils augmentent de 20% le risque d’accident de la route
• ils augmentent le risque de chute (et donc de fractures et de perte d’autonomie) chez les personnes âgées
• ils perdent de leur efficacité au fil du temps : au bout de plusieurs mois, l’organisme s’habitue à la molécule et l’on peut être tenté d’augmenter les doses.

Comment arrêter ?

Comme pour tout sevrage, arrêter les somnifères doit se faire dans de bonnes conditions :
• choisissez une période où vous n’avez pas trop de stress professionnel : des congés peuvent convenir si vous ne partez pas trop loin de chez vous et surtout de votre médecin traitant
• parlez-en à votre généraliste pour qu’il vous suive et vous soutienne pendant cette période difficile
• ne sous-estimez pas la difficulté de cette démarche : le sevrage est pénible et les rechutes sont possibles. Il faut du temps et de la motivation pour en finir avec ces médicaments
• n’arrêtez pas votre traitement brutalement, mais réduisez les quantités petit à petit : votre médecin peut vous aider à établir un programme sur plusieurs semaines
• ne négligez pas les autres méthodes : la sophrologie, le yoga ou la gym douce, l’homéopathie et la phytothérapie peuvent vous aider à faire face au stress et à l’anxiété. Attention à la cigarette et à l’alcool qui sont de faux amis en cas de nervosité !

A noter : les symptômes du sevrage varient en intensité d’une personne à l’autre et peuvent se manifester à différentes étapes du processus d’arrêt. Il peut s’agir d’agitation, irritabilité, anxiété, fatigue, insomnie, maux de tête et manque de concentration. Quand la dépendance est plus importante, le manque peut entraîner cauchemars, confusion, palpitations, tremblements, vertiges et nausées.

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