La Gastronomie Française à L'honneur à Antibes

La gastronomie française à l'honneur à Antibes

Le rendez-vous est fixé à la même date chaque année depuis 4 ans: le dernier week-end d'octobre se déroule le salon du vin et de la gastronomie à Antibes. Sous le chapiteau de l'Espace du Fort Carré, on échange, on partage et on découvre de nouvelles saveurs. Face à tant de dégustation, Gralon ne pouvait pas résister à la tentation...

Un esprit sain pour des produits sains

La cuisine, c'est sans conteste la mode du moment. Merci Top Chef, Master Chef, Cyril Lignac et autre Un diner presque parfait, pour ne citer qu'eux... Et du coup, on s'éparpille un peu dans ce mélange de saveurs. Alors, avant d'envoyer la sauce et vous montrer tout ce qu'il y avait de bon à se mettre sous la dent à Antibes, Gralon vous propose de vous mettre à table sagement et en guise de bénédicité, entendez la philosophie du Kiwanis...

Car c'est bien là le nerf de la guerre! A la différence des autres salons que l'on trouve un peu partout, celui-ci, organisé par le club Kiwanis d'Antibes et soutenu par celui de Cannes, présente un esprit fièrement revendiqué: "Nous sommes partisans du bien boire et du savoir manger. Mais nous condamnons toute consommation excessive. Ce que nous aimons c'est trouver la parfaite association pour mettre en relation un vin et un plat cuisiné", nous explique avec délicatesse André Badel, président du club de Cannes.




Les valeurs du Kiwanis se retrouvent aussi dans le discours du député-maire Jean Leonetti qui déclare que : "notre gastronomie et notre culture du bon vin, est une réelle marque française. N'oublions pas qu'elles sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous devons lui faire honneur et montrer que les valeurs spirituelles sont plus fortes que le matériel."

Donner sans compter

C'est à cette occasion que l'organisateur du salon, Gérard Anfossi rappelle que tous les bénéfices récoltés seront entièrement reversés à une association qui œuvre pour les enfants. Le but étant d'offrir aux enfants malades un joyeux Noël et de leur aménager un jardin où ils pourront se balader.
Cette année, le cap des 2 000 entrées attendu n'a pas été franchi, de peu, malgré une belle augmentation du nombre d'exposants (46 cette année). 2/3 sont des viticulteurs, petits propriétaires récoltants, et un tiers est consacré aux métiers de bouche (charcuterie, épices, fromages, nougat, etc)

Une clientèle de connaisseurs

Même si l'on dit qu'il ne faut pas faire de généralité, du côté des Kiwaniens on remarque que dans l'ensemble des visiteurs sur le salon, la plupart du temps : les hommes viennent pour acheter du vin, et les femmes pour profiter des démonstrations.
Car dans le fond, c'est bien là tout l'intérêt du salon.
A l'entrée, pour 1,50 euros, on vous offre un verre et vous n'avez plus qu'à sillonner les allées pour goûter (cracher ou non) les différents Bourgogne, Cotes-du-rhône, Bordeaux et autres champagnes qui vous sont proposés. Les producteurs régionaux sont à l'honneur et à votre disposition pour parler de leur travail, de leur production et de l'histoire de leur Domaine.



A l'image du Clos des Virgiles par exemple qui nous apprend que la famille Ropiteau est dans le vin depuis près de 400 ans à Meursault et qu'aujourd'hui, ils sont le Seul Producteur Privé de Vins à Sainte-Maxime.
Pour Pierre et Françoise, visiteurs fidèles depuis 4 ans, l'intérêt du salon est double : "C'est l'occasion de goûter différents produits, chose que l'on ne peut pas faire en magasin où l'on est toujours obligé de croire sur parole le caviste, qui en général, nous vend ce qu'il a envie. Et puis, ensuite, à la maison, ça nous permet de proposer à nos invités des vins nouveaux et qu'ils n'ont pas chez eux".

La cuisine à votre portée

Mais la gastronomie française, ce n'est pas que le bon vin. Vous en conviendrez.
Alors qui de mieux qu'un grand chef étoilé pour nous parler cuisine?! Pendant trois jours, les démonstrations de cuisine se sont enchaînées grâce à des grands noms de la région antiboise. Cyril Bialas par exemple a joué avec les plaques à induction capricieuses pour nous sortir une fabuleuse fondue de poireaux et carottes accompagnées de langoustine et Saint-Jacques rôties.



D'Antibes ou de Juan-Les-Pins, les chefs Redouane Mansouri, Christian Morisset ou Philippe Tripet ont partagé des recettes faciles à refaire seule à la maison pour épater ses convives. Annick, mère de famille n'en a pas raté une miette : "Je suis venue les trois jours pour repartir avec plusieurs recettes inédites. Ce qui change des livres, c'est que là, on peut discuter et échanger. Les chefs ont accepté de répondre à nos questions même si pour nous amateurs, il est toujours un peu difficile de les interpeller. On a souvent peur de poser une question stupide. Ils ont été très pédagogues. Je reviendrai l'an prochain. "

Après le salé, le sucré...

Et bien évidemment, après avoir pris un cours de cuisine, l'idéal c'est de pouvoir acheter de bons produits pour vite retourner à ses fourneaux... Alors entre Salaisons du Velay, le Foie Gras Marty et la Ferma Aguerra, vous aurez l'embarras du choix. Mais la particularité de ce salon du vin et de la gastronomie, c'est aussi que le sucré n'a pas été oublié!



Grâce aux démonstrations du chef chocolatier Patrice Arbona et au chef pâtissier Bruno Laffargue, vous pourrez réaliser de formidables desserts. Pour Bruno Laffargue, créateur de MIC MAC Macarons, l'essentiel reste dans le contact avec la clientèle : "Pendant les démo, on donne nos astuces mais on ne peut pas tout faire en live. Pas assez de temps et pas de four, alors on fait comme à la TV, on fait les préparations et ensuite j'apporte le résultat. Ce que j'aime, c'est les questions que l'on me pose. L'intérêt des personnes pour mon métier. C'est aussi recueillir leurs impressions, écouter leurs attentes comme par exemple des suggestions de parfums. C'est un métier que l'on fait par passion, on aime donner du plaisir à nos clients."
Sentiment partagé par son ami sur le stand d'à côté qui présente Le canelou de Provence, artisan pâtissier. "J'ai laissé mes deux frères s'occuper du laboratoire, moi, ce que j'aime c'est faire goûter mes produits et voir le sourire sur le visage de mes clients."




Du coup, Gralon ne s'est pas gêné et a (presque tout) goûté... et c'est vrai qu'on a quitté le salon l'estomac bien rempli, le sourire aux lèvres et l'envie de revenir l'année prochaine...

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Tag : gastronomie française, salon du vin et de la gastronomie, vin, salon du vin, antibes, fort carré, dégustation, démonstration de cuisine, chefs étoilés



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