Vidéo De La Verrerie Farinelli à Biot

Vidéo de la verrerie Farinelli à Biot

Réputée dans le monde entier pour sa tradition du verre bullé, Biot offre une alliance réussie entre art de vivre et artisanat d'art. Si chaque maître-verrier a son secteur d'activité, Gralon a testé pour vous le verre soufflé chez Raphaël Farinelli et croyez moi, c'est un métier!

La vidéo de démonstration à la verrerie Farinelli

vidéo verrerie Biot

Une histoire d'amour

Vous savez ce qu'on dit... A deux, c'est toujours mieux...
L'adage s'applique aussi à la ville de Biot où tout a commencé par une histoire d'amour...
Il était une fois, Eloi Monod... Un jeune homme volontaire, passionné par le travail manuel. Ingénieur et major de l’école de céramique de la Manufacture Nationale de Sèvres, en 1941, il est recruté à la Poterie Provençale de Biot. L'établissement, fondé en 1920 par René Augé-Laribé a pour vocation de détourner l’usage social initial de la jarre pour en faire un élément de décoration pour jardins et en fait ainsi un nouveau bien de consommation qui connaît un franc succès auprès de la clientèle azuréenne.

Entre ces hommes, il y a une femme... Lucette, fille de René... qui plaît beaucoup à Eloi... Le coup de cœur est réciproque et très vite, le père donne sa bénédiction. A partir de là, Eloi se sent pousser des ailes.
Il choisit en 1956, avec son épouse Luce, de créer la Verrerie de Biot et fait d’un défaut de fabrication du verre, les bulles, une spécialité reconnue et appréciée dans le monde entier. La technique du verre bullé (les bulles sont enfermées entre deux couches de verre) auquel s’ajoute l’utilisation des oxydes métalliques pour les couleurs, font rapidement la réputation internationale de la Verrerie de Biot et le village azuréen déjà connu pour ses potiers devient celui des verriers.
Ils seront nombreux à faire, comme Jean-Claude Novaro, leurs premières armes dans l’entreprise qu’Éloi Monod dirigera pendant 17 ans avant qu’elle ne soit reprise en 1973 par Jean Lechaczynski et sa famille. Mais comme si ça ne suffisait pas, ils décident d'élargir le cercle de création en ouvrant "la galerie internationale du verre".

 


Aujourd’hui Biot, dont Eloi Monod fut le premier magistrat ( maire de Biot de 1965 à 1971) en succédant au docteur Carpentier, est devenue grâce à lui la cité des verriers d’art.

J'ai testé pour vous : souffler du verre chez les Farinelli

Il est 11 heures quand nous poussons les portes de la Verrerie Farinelli et déjà une chaleur étouffante nous saisit. Deux hommes face à nous, transpirent à grosses gouttes mais gardent pourtant un rythme bien soutenu. C'est Cathy, responsable de la boutique qui nous accueille et nous présente les artistes Raphaël et Jean-Jacques. Après 5 minutes d'observation, on remarque que le duo est rodé depuis bien longtemps. Tel un vieux couple, chacun à ses habitudes, chacun connait les gestes de l'autre avec exactitude. Pour autant, c'est leur complicité qui nous marque et nous intéresse. Chaque jour, ils fabriquent des centaines de pièces sous les yeux des visiteurs, toujours émerveillés.

Intrigués, curieux, volontaires et provocants, l'équipe de Gralon a voulu jouer avec le feu.
"Hey Jean-Jaques, si tu souffles, je peux souffler aussi? décidais-je de lancer, convaincue que pour tout un tas de raisons techniques, on me remettrai à ma place... Que nenni... "Mais bien sûr, fillette, ce que femme veut..." Jetant un coup d’œil inquiet à mon caméraman, je ne trouvais aucun réconfort auprès de lui. "Tu l'as cherché ma jolie, va falloir assumer maintenant!" Et toc! Bon, ben y'a plus qu'à jouer les grandes maintenant! Feu! Ni une, ni deux, me voila avec une canne dans les mains. "Surtout ne t'arrêtes jamais de tourner, écarte bien les mains, sinon ça va être trop lourd pour toi (sans blague! Pour qui il me prend, c'est qu'une tige de métal!) Et maintenant concentre toi... Tu n'écoutes que ma voix " (je veux souffler du verre moi, pas une séance d'hypnose?!) Il m'explique alors comment pincer mes lèvres (ça me rappelle mes cours de flûte en CM2) et trouver un souffle fluide et continu suffisamment soutenu pour qu'il arrive jusqu'à la pièce de verre. Je vois ma pièce qui gonfle, gonfle... vous savez comme dans la fable de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf... Mais quand dois-je m'arrêter, ça va éclater, et je n'ai fait qu'une grosse boule informe?! Jean-Jacques reprend sa canne, plonge rapidement la pièce dans l'eau fraiche, nuage de fumée et sans scrupule, il la frappe et l’explose dans un casier prévu à cet effet. J'ai la mâchoire tout crispée et j'ai du mal à reprendre mon souffle. L'effort était plus intense que je ne l'aurai imaginé, sans compter cette chaleur suffocante, à la limite du supportable. Je me sens incapable de recommencer alors quand j'imagine que toute la journée, ils enchaînent les différentes pièces; je me sens subitement toute petite.
Souriant, Jean-Jacques repart à son fourneau, Raphaël, lui, n'a pas arrêté. Il ne nous reste plus qu'à les admirer et suivre de bout en bout la fabrication d'un pichet. Gralon vous propose la vidéo de ce joli moment de poésie. Prenez-en pleins les yeux.


Raffaello Farinelli, né en Italie, arrive à Biot à l'âge de huit ans et se passionne pour le verre dès cet âge, passant tous ses loisirs dans les ateliers des maîtres verriers. Placé en apprentissage dans un tout autre corps de métier, la passion de l'art du feu prend bientôt le dessus, et il décide d'en faire son métier en rentrant en tant que "gamin" à la Verrerie de Biot.
Raphaël Farinelli avait un don indéniable et ses œuvres en témoignent. C'est pourquoi après 10 années d'effort le grand patron lui confia son propre atelier à quelques kilomètres de là. Dans cet atelier Raphaël produisait dans le domaine de l'art de la table. Enfin un jour il peut créer à Biot la Verrerie Raphaël Farinelli.

 

Les Pierini, père et fils

Robert Pierini s’initie à l’art du verre avec Éloi Monod à Biot en 1968. En 1980, il s’installe dans un ancien moulin à huile, où il poursuit ses recherches et met au point une technique très singulière dans l’art de travailler le verre. Il étudie en particulier le fameux nombre d’or, clé de la juste harmonie entre les volumes et les formes. Il utilise la transparence du verre et les couleurs de manière subtile, et crée des volumes d’une grande pureté. Véritable magicien, Robert Pierini manie aussi bien le chlorure d’or, des oxydes et des sels de toutes les couleurs. Il imagine alors des bulles en métal pour casser l’uniformité du verre. Sa couleur rouge est fameuse et lui est propre. Dans les années 90, il expérimente la lumière et joue sur les contrastes. Bien que fidèle à l’art traditionnel des maîtres verriers, Robert Pierini est un véritable innovateur dans le design du verre. Aujourd'hui, son fils, Antoine, perpétue cette tradition en créant des œuvres qui lui sont propres.

 

Plus d'information :

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