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Les Repères Nutritionnels

Dans le secteur de l’industrie agro-alimentaire, même les chaînes de fast-food ont pris l’habitude d’indiquer sur leurs emballages des repères nutritionnels censés renseigner le consommateur sur l’équilibre nutritionnel du produit. Or, la présentation de ces indicateurs est plus ou moins claire et pertinente, au point que le choix des produits passe par un véritable décryptage.

Des indications difficiles à comprendre

Il est difficile de vérifier la véracité des slogans qui mettent en avant la qualité nutritionnelle d’un produit en se fondant sur les données fournies.
Les données chiffrées et autres repères nutritionnels ornant les emballages de nombreux produits alimentaires manquent de lisibilité pour le consommateur ordinaire. Au final, l’achat est plus souvent motivé par les allégations publicitaires d’équilibre alimentaire que par la lecture de ces tableaux.

L’importance de la transparence

A l’heure où l’obésité progresse, l’information des consommateurs sur la composition des produits est un enjeu essentiel.
L’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a d’ailleurs mis en place un groupe de travail sur le sujet. D’après les experts, les caractéristiques des produits doivent être exprimées en référence aux apports journaliers recommandés, qui tournent autour de 1900 à 2000kcal pour une femme, par exemple.
L’AFSSA a notamment relevé que les produits visant une tranche d’âge particulière, comme les enfants ou les seniors, devraient adapter leurs repères nutritionnels aux besoins spécifiques de cette population.

L’impossibilité de comparer les produits

Un problème majeur en matière de repères nutritionnels est l’absence d’uniformisation de la présentation. Pour plus de clarté, un système commun à tous devrait être adopté.
Mais la tendance actuelle va plutôt dans le sens d’un développement anarchique des références et des pictogrammes, ce qui ajoute à la confusion et à l’incompréhension des consommateurs.

Attention aux portions concernées

Un des points sur lesquels les repères nutritionnels diffèrent est le choix d’une présentation pour 100g ou pour une portion du produit concerné.
Certes, la présentation pour 100g permet des comparaisons, mais elle a pour inconvénient de déconnecter l’information donnée de la consommation réelle. Il est alors nécessaire de se reporter au poids contenu dans l’emballage et de sortir sa calculatrice.
Les indications nutritionnelles par portion sont pour leur part inadaptées à certains produits : cette mesure, évidente pour un yaourt par exemple, l’est moins pour des biscuits.

Quels nutriments devraient y figurer ?

La question du choix des informations à faire figurer sur les emballages se pose. La pertinence des repères nutritionnels repose sans doute sur un compromis entre information correcte et simplicité.
Pour donner au consommateur les renseignements indispensables, sans sombrer dans une complexité incompréhensible, il faudrait mettre l’accent sur les ingrédients qui posent problème : le sel, les sucres simples et les graisses, en particulier les graisses saturées.
Or, certains industriels ont tendance à valoriser le produit en indiquant la teneur en vitamines et minéraux, dont notre alimentation n’est pas déficitaire. Dès lors, on peut se demander si les tableaux affichés, relevant plus d’une stratégie marketing que de l’équilibre alimentaire, ne traduisent pas surtout le souci qu’ont les industries agro-alimentaires de… leur image.

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