Le Nouveau Rôle Des Hôteliers Martiniquais Après Le Passage Du Cyclone Dean

Le nouveau rôle des hôteliers martiniquais après le passage du cyclone Dean

Siroter un succulent jus de fruits exotiques sur une plage de sable fin, à l’ombre des cocotiers, tout en admirant l’infinie clarté de la mer des Caraïbes. Ce rêve est réalisable sur le sol français, bien sûr : il suffit de se rendre à la Martinique.

La Martinique : Ile aux beautés multiples

L’île regorge encore de beautés multiples : éblouissants couchers de soleils sur littoral paradisiaque, flore incroyablement diversifiée, plages brillantes comme l’or ou noires comme la cendre, montagnes jalonnées de fraîches rivières. La culture, avec notamment le célèbre Folklore martiniquais, est très riche. Autres intérêts que les fins gourmets ne négligeront pas : la cuisine locale, qui sait souvent rester humble et qui jongle magnifiquement avec un large éventail d’épices, et puis le rhum, qui constitue un véritable bijou patrimonial. Impossible, par ailleurs, de ne pas se pencher sur l’histoire tourmentée de l’île, qui relève d’un difficile mais indispensable devoir de mémoire pour les métropolitains. Enfin, les personnes qui ne sont pas avares de sourires découvriront rapidement l’incroyable hospitalité et l’indéfectible joie de vivre du Martiniquais.

Les insulaires ont bien vitre repris le travail

Touché par le cyclone Dean en août dernier, le Martiniquais n’a d’ailleurs pas flanché. Flexible, à l’instar de la variété de cocotier royal qui vous accueille encore à Fort-de-France, l’insulaire a plié sous la force des Vents tout en restant bien debout. Et il s’est vite remis au boulot, avec l’aide de ses concitoyens solidaires, en réhabilitant l’outil de travail, ceci avant même, bien des fois, le passage du Premier ministre venu constater les dégâts.

Fréquentation en hausse chez Karibéa, principal groupe hôtelier

Le groupe Karibéa, le plus important et le plus diversifié de l’île avec ses dix établissements, a été créé par la famille Fabre en 1988. Directeur général depuis 2001, Benoît Le Cesne explique que la fréquentation a chuté, comme chez ses collègues, entre 1998 et 2005 mais que depuis deux ans, elle remonte sensiblement. C’est le rachat de Tours opérateurs français par des Tours opérateurs européens privilégiant Cuba, la République dominicaine et le Mexique qui fut à l’origine des problèmes. La création du comité martiniquais du tourisme, en 2003, avec l’attribution d’un budget substantiel de 8 millions d’euros par an pour la promotion, a endigué la baisse du nombre de touristes. Mais le dynamisme des hôteliers locaux y a aussi participé. Et permettra peut-être d’inverser la tendance de façon pérenne.

Une loi-programme très attendue

Ainsi, Benoît Le Cesne est aussi président du Club des professionnels du séjour. Il vient régulièrement à Paris pour y rencontrer les élus et ministres, afin de jouer le rôle de lobby. Car une échéance cruciale se profile à l’horizon martiniquais : la loi-programme sur l’Outre-Mer. Cette dernière devrait être soumise au Parlement début 2008, comme l’a annoncé récemment Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales. Cette loi pourrait permettre aux hôteliers d’aider financièrement des compagnies aériennes à rétablir certaines lignes vers la Martinique, comme sont autorisés à le faire d’autres pays que la France. Elle pourrait aussi supprimer la difficulté d’être hors-Schengen et l’obligation d’obtention de visa pour les étrangers qui en découle.

Aujourd’hui, la Martinique entière attend donc de nouvelles vagues de touristes métropolitains et compte sur elles, le tourisme constituant l’un des piliers principaux de l’économique de l’île. Elle renforcera bientôt ses efforts pour séduire les Américains et ira aussi chercher les Belges, les Italiens, et les Scandinaves. Eux aussi devraient être comblés par les atours de ce Département français.

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