Méthodes Pour Arreter De Fumer

Méthodes pour arreter de fumer

Si la méthode choisie avec succès par la moitié des anciens fumeurs consiste à éteindre sa dernière cigarette et à avoir suffisamment de volonté pour ne pas en allumer une suivante, elle implique de passer quelques semaines difficiles. Avant d'arreter de fumer, il faut supporter les effets du sevrage de nicotine. Les substituts nicotiniques ont été conçus pour réduire la sensation de manque en fournissant à l’ancien fumeur une dose de nicotine adaptée à son tabagisme

Pourquoi utiliser les substituts nicotiniques ?

Hors terrain pathologique avéré, les effets du sevrage tabagique ne durent pas et sont bénins : irritabilité, troubles du sommeil, maux de tête. Une prise en charge médicale n’est recommandée qu’en cas de co-morbidité (présence d’une autre maladie) ou risque de complications (hospitalisation, états dépressifs, grossesse, polytoxicomanie, etc.). Pourtant, lorsque vous décidez d'arreter de fumer, les symptômes du sevrage sont les principales causes des difficultés et des échecs à court terme. Puisqu’ils sont essentiellement liés au manque de nicotine dans le sang, ces troubles peuvent être améliorés par un traitement au moyen de substituts nicotiniques. Le ministère de la santé les recommande comme un moyen de se libérer progressivement de la dépendance physique.

Les différents types de substituts nicotiniques

Les différents types de substituts nicotiniques Ils sont vendus sous plusieurs formes : timbres (patchs) de différents dosages, gommes à mâcher, pastilles à laisser fondre ou à sucer, inhalateur. Le spray nasal n’est pas vendu en France. Pour arreter de fumer les substituts nicotiniques sont utilisables à partir de l’âge de 15 ans, et uniquement si l’adolescent est physiquement dépendant à la nicotine.

Fonctionnement et efficacité

Les timbres transdermiques ou patchs diffusent progressivement de la nicotine par la peau. Ils sont vendus en pharmacie, éventuellement sur ordonnance et leur dosage en nicotine est adapté à l'intensité tabagique déclarée. D’ailleurs, il faut scrupuleusement respecter la dose prescrite et ne pas fumer pendant le port du patch car l’excès de nicotine par rapport à la consommation habituelle est dangereux pour la santé. Les durées de traitements sont d'environ 3 mois, avec diminution progressive des doses. L’efficacité des substituts nicotiniques de ce type, au bout de 12 mois, est de 16 à 18 %, d'après le New-England Journal of Medicine (mars 1999).

Pour arreter de fumer il y a aussi les gommes à mâcher qui sont vendus en pharmacie, éventuellement sur ordonnance. Comme pour les patchs, le dosage est adapté à l'intensité tabagique déclarée. La gomme diffuse progressivement de la nicotine par la muqueuse buccale, ce qui réduit la sensation de manque. La durée maximale d'utilisation est de 6 mois car il existe un réel risque de dépendance en cas d'usage prolongé de ces substituts nicotiniques. L'argument selon lequel les gommes à la nicotine permettraient d'arreter de fumer progressivement n'est pas scientifiquement prouvé.

Leur efficacité par rapport au seul effet placebo (gommes sans nicotine) sur le taux d'abstinence à 12 mois est de + 6% environ.

Autres traitements pharmacologiques

Outre les substituts nicotiniques, de nombreuses autres molécules pour aider le fumeur a arreté de fumer sont en cours de développement par l'industrie du médicament, ainsi qu'un vaccin.

Le Bupropion est un médicament amphétaminique délivré sur ordonnance et qui nécessite un suivi médical strict car il entraîne souvent des effets secondaires. Il est contre-indiqué chez la femme enceinte et le fumeur de moins de 18 ans. Son efficacité est évaluée à 15% de sevrage confirmé à 12 mois à compter du début du traitement.

Une nouvelle molécule développée par les laboratoires Pfizer, la varénicline a la particularité de cibler les mêmes récepteurs que la nicotine. Elle va être commercialisée en France début 2007 sous la marque Champix°. Le taux de succès à 12 mois de l'évaluation sur des fumeurs sans complications pathologiques ou psychiatriques, avec un accompagnement psychologique régulier et intensif, est de 22,4%.

Une efficacité contestée

C’est l'accompagnement par des professionnels de santé qui contribuerait le plus au succès des stratégies médicamenteuses pour arreter de fumer. Les substituts nicotiniques et traitements pharmacologiques auraient peu d’effet en soi à long terme (10 à 25% de taux de sevrage à un an du début du traitement). Pour bénéficier de ce soutien, sachez qu’il existe en France près de 300 centres de tabacologie pour arreter de fumer, le plus souvent en centre hospitalier. Il convient de prévoir 4 à 6 consultations réparties sur plusieurs mois. La durée nécessaire aux entretiens individuels interdit en pratique la consultation en libéral.

N’oubliez pas également que le plus important dans votre démarche pour arreter de fumer est la décision de cesser définitivement de fumer, car, en raison des aléas de la vie, il est inévitable qu'un jour le désir de fumer se réactive pouvant induire la récidive.

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Avis

  • J'ai arrêté de fumer avec une méthode naturelle qui n'est pas citéé dans cet article, c'est maltapuff et c'est a base d'huiles essentielles. Una amie a moi a elle arrêté avec l'homéo..donc vive les plantes contre la fumée!! Mais je suis tout a fait d'accord avec la derniere phrase de l'article: " le plus important est la décision de cesser définitivement de fumer,... il est inévitable qu'un jour le désir de fumer se réactive pouvant induire la récidive" depuis que j'ai arreté il y a eu un décés dans ma famille et j'ai failli recommencer car je n'en avais plus rien a faire de rien..mais j'ai tenu bon!!

    27 janvier 2011

  • j'ai arreté de fumer grâce à Maltapuff, une méthode basée sur la phytothérapie (100% naturelle) c'est ce que je cherchais avant tout (le naturel)

    27 janvier 2011

  • si les patchs neprovoquent pas de troubles cardiaques pourquoi pas

    05 février 2009

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