Le Breton : Présentation Et Histoire

Le breton : présentation et histoire

Le breton est, avec le gallois, le gaélique d’Irlande et le gaélique d’Ecosse, l’une des quatre langues celtiques encore parlées en Europe. Cette langue, essentiellement parlée dans l'ouest de la Bretagne, n’a jamais été la langue maternelle de tous les habitants de la région. Nous vous proposons de découvrir l’histoire de cette langue, dont l’enseignement se perpétue aujourd’hui dans certaines écoles.

Présentation

Le breton (ou Ar Brezhoneg) est une langue celtique originaire de Grande-Bretagne, qui appartient à la même famille que le Gallois : le groupe brittonique.

Cette langue, qui n’a jamais été la langue maternelle de l'ensemble de la population bretonne, est traditionnellement parlée dans la partie occidentale de la Bretagne, à l’ouest d’une ligne reliant Plouha à Vannes.

Histoire de la langue bretonne

La langue bretonne s’est probablement implantée en Bretagne au cours du Vème ou VIème siècle avec l’arrivée de populations britto-romaines venues d’outre-Manche.

Cependant, la région n’a jamais été exclusivement bretonnante : en haute Bretagne, à l’est de la ligne Plouha-Vannes, on parlait le gallo, un dialecte roman, et le français.
En revanche, à l’ouest, en basse Bretagne, la majorité des habitants ne parlaient que le breton jusqu’à la Première guerre mondiale.

Les premières tentatives de normaliser l’écriture du breton datent du début du XVIIème siècle, notamment l’orthographe du père Julien Maunoir.
Plusieurs graphies ont été mises au point, parmi lesquelles trois sont encore utilisées de nos jours :
- la graphie unifiée (peurunvan) adoptée en 1941-1942 qui est la plus employée aujourd’hui
- la graphie universitaire (skolveurieg) datant de 1953
- la graphie interdialectale (etrerannyezhel) datant de 1975.

L’enseignement du breton

Cette langue a été interdite à l’école publique à partir de 1794 pour assurer l’unité linguistique de la France.

Cette interdiction a perduré pendant toute la Première moitié du XXème siècle et il a fallu attendre 1982 pour que la circulaire Savary permette l’ouverture de classes bilingues.
Les classes breton/français sont apparues dans l’enseignement public à partir de 1983 et dans l’enseignement catholique à partir de 1990.

Parallèlement, le breton n’a plus été transmis dans les familles depuis les années 1950 de telle sorte que cette langue a perdu 80% de ses locuteurs en un demi-siècle.
Aujourd’hui 270.000 personnes savent le parler et le deux fois plus de gens peuvent le comprendre.

Malgré les menaces de disparition qui pèsent sur cette langue, les Bretons s’y déclarent attachés et le Conseil régional soutient sa diffusion, notamment en implantant des panneaux routiers bilingues.
À la rentrée scolaire 2007, de 11.750 élèves étaient inscrits dans les filières bilingues, surtout en École maternelle et en primaire.

Les mots qui nous viennent du breton

Une partie du vocabulaire français a été emprunté au breton, à commencer bien sûr par les mots "Bretagne" et "breton".
D’autres emprunts sont les mots :
- "bernique" ou "bernicle", qui désignent le coquillage et viennent de brennig
- "bijou" de biz "doigt", dont le pluriel bizou signifie "anneau"
- "goéland" de gouelañ ("pleurer")
- "goémon" du breton gouemon
- "baragouin" et "baragouiner" en référence au parler incompréhensible des Bretons vient de bara (pain) et gwin (vin), les deux mots que les Français retenaient.
- "binioù", une sorte de cornemuse, a été emprunté tel quel en français.

Par ailleurs, de nombreux prénoms bretons sont devenus courants sous une forme francisée, par exemple : Loïc (Loig), Yannick (Yannig, dérivé de Yann), Pierrick (Pêrig, dérivé de Pierre), Yves (Erwann en breton), Hervé, Gwénaëlle, Gildas (Gweltaz), Gwendoline, Annick (de Annig, petite Anne), Arthur ou encore Gaël, Morgane, Nolwenn, Tristan et Solène.

Pour en savoir plus sur la langue bretonne, vous pouvez consulter un cours en ligne sur le site ci-dessous.

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