Carnaval De Nice : Des Avis Partagés

Carnaval de Nice : Des avis partagés

Cette année encore, le carnaval de Nice dure deux semaines, englobe trois week-end et chamboule la vie des Niçois pendant presque un mois plein. Alors il y a ceux que ça s'amuse, et il y a les autres, moins enthousiastes. Mais que voulez-vous, on ne peut pas plaire à tout le monde

Les nostalgiques

Claude et Henriette sont vendeurs ambulants depuis 30 ans sur le carnaval de Nice. Normands d'origine, ils parcours la France tout au long de l'année au rythme des manifestations et chaque année, ils reviennent sur la Baie des Anges. Mais pour combien de temps encore? "Ça devient de plus en plus difficile, raconte Claude, déjà que notre métier n'est pas évident, il faut encore qu'on nous rajoute des contraintes supplémentaires. Quand on a commencé, en 1979, on était des privilégiés. Aujourd'hui, nous ne sommes que des étrangers." Ce que veut dire Claude, c'est que plus le temps passe et plus les places sont chères, dans tous les sens du terme. "Avant, mon stand s'étalait sur plus de 10 mètres devant la boutique Armand Thierry, en plein Jean-Médecin, j'avais l'emplacement idéal et ça marchait fort. Trente ans plus tard, mon stand est deux fois plus petit, ça me coûte 700 euros et je n'ai plus le choix de l'emplacement. En effet, c'est l'office du tourisme qui prend en charge les demandes et attribut les places selon des critères difficilement identifiables. Alors Claude nous donne sa version des faits : "Vous savez, ici, ils sont bien chauvins. Nous on vient du Nord, donc comme les places sont de plus en plus prisées, c'est logique qu'on ne soit pas les premiers servis. Toutefois, j'admets que de part mon ancienneté et le fait que j'achète ma marchandise auprès de fournisseurs niçois, m'aide à être bien intégré."

Les oubliés

A Galion plage on tire déjà la sonnette d'alarme. M. Henri son gérant ne cesse de maugréer. "Les gradins, c'est n'importe quoi! Ils sont plus profonds que d'habitude, du coup l'accès par derrière est fermé et nous du coup on n'a pas de client." Pas de quoi exagérer pour autant, car en fait, l'organisation du carnaval avait prévu le coup. Des tickets de passage ont été mis en place, justement pour faciliter l'accès à la plage, mais pour M.Henri ce n'est pas suffisant. "On nous avait promis des panneaux de signalétique, on les attend toujours. Sans eux, on est pénalisé. Nos habitués ne viennent plus car ils ne peuvent plus se garer sur la Prom', on n'a pas d'Italiens non plus. Et tous les touristes de passage, qui viennent pour la première fois, ne peuvent arriver chez vous car ils n'ont pas de tickets." N'oublions pas que cette situation ne s'applique que pendant le corso ou la bataille des fleurs et que cette année, la météo ne nous donne pas non plus l'envie de profiter du bord de plage. Et puis rassurez-vous, M.Henri, un peu radouci a fini par nous confier que les chiffres de son premier week-end n'étaient pas si catastrophiques que ça...

Les habitués

Au Palais de la Méditerranée, avec ou sans le Carnaval, les touristes vont et viennent. La période n'apporte pas vraiment une augmentation de la fréquentation car selon son personnel : "Le Carnaval, c'est une fête populaire, on est obligé de constater que ce n'est pas vraiment le type d'événement que recherche notre clientèle." On note cependant l'arrivé en nombre de touristes asiatiques qui sont certainement ceux qui apprécient le plus le spectacle des rues. Eux et la petite partie de clients français qui "viennent quelques jours parce qu'à cette période les prix sont très attractifs." A la réception, on se dit même "chanceux de ne pas avoir les gradins en face", élément qui pourrait peut-être gêner la vue des premières chambres et on espère même vivement que l'année prochaine la bataille des fleurs sera déplacée place Massena.

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