Médailles Olympiques : Combien Rapportent-elles Aux Athlètes ?

Médailles olympiques : combien rapportent-elles aux athlètes ?

Aux Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, la France s'est classée au 8e rang des nations les plus médaillées avec 15 médailles. En plus de la consécration qu'elles représentent, ces médailles rapportent aussi aux athlètes français un joli petit pactole. Nous vous proposons de faire le point sur les primes que touchent les champions olympiques.

A chaque couleur de médaille sa prime

Saviez-vous que les athlètes français sont récompensés par une prime quand ils décrochent une médaille olympique ?

Le montant de cette prime varie en fonction de la couleur de la médaille qu'ils ont remportée.

Ainsi, aux derniers Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, la prime était de :
=> 50.000 € pour une médaille d'or
=> 20.000 € pour une médaille d'argent
=> 13.000 € pour médaille de bronze





Ces primes sont versées par l'État français et sont financées par le ministère des Sports qui en fixe d'ailleurs le montant.

A noter : si vous trouvez que cela représente beaucoup d'argent à débourser pour l'Etat, sachez que le montant de ces primes n'a pas augmenté depuis les Jeux Olympiques de Londres en 2012. De plus, l'Etat français en récupère une partie puisque ces primes sont soumises à l'impôt depuis 2011. Enfin, les primes versées aux sportifs sans résidence fiscale en France sont minorées de 15%.

Pas de discriminations entre athlètes

Un autre point positif mérite d'être souligné : en matière de prime, il n'y a aucune distinction entre les hommes et les femmes, ni entre les disciplines.

Qu'il s'agisse des JO d'été ou d'hiver, tous les athlètes médaillés touchent les mêmes sommes, et ce quelle que soit leur discipline.

Il faut aussi noter que les athlètes paralympiques remportent les mêmes primes s'ils montent sur le podium, de même que les guides qui les accompagnent parfois lors des épreuves paralympiques.

A noter : même si les montants récompensant les médailles olympiques ne sont pas négligeables, ils sont sans commune mesure avec les contrats publicitaires et autres primes versées par les sponsors. En 2014 à Sotchi, plus de 400.000 euros avaient ainsi été versés aux membres de l'équipe de France olympique et à leurs fédérations.

Une partie pour les fédérations

Il faut aussi savoir que l'intégralité du montant de ces primes ne va pas dans la poche des athlètes.

En France, les primes récompensant les médailles olympiques sont très encadrées.

Non seulement leur montant est fixé par arrêté ministériel, mais les athlètes doivent aussi partager cette récompense avec leur fédération et leur encadrement.

La part qui revient aux fédérations sportives s'élève à 50% des sommes versées, dans une discipline, au titre des médailles obtenues en individuel.

Pour les médailles obtenues par équipe, ce pourcentage est divisé par le nombre d'athlètes et, le cas échéant, de guides récompensés.

Par exemple, aux Jeux d'été 2016 à Rio, les judokas français ont remporté cinq médailles (deux d'or, deux d'argent et une de bronze).

Ces victoires ont représenté 153.000 euros de primes, dont 76.500 euros ont été reversés à la Fédération française de judo ...

Des pays plus ou moins généreux

Même si tous visent des médailles olympiques, tous les pays ne récompensent pas leurs athlètes avec la même générosité.

Avec une prime de 50.000€ pour une médaille d'or, les athlètes français ne sont ni les mieux lotis, ni les plus malchanceux.

Lors des JO de Rio, Taïwan a reversé 573.000 euros à un médaillé d'or tandis que le Royaume-Uni n'a pas versé un seul centime de récompense à ses athlètes médaillés !

En 2018 aussi, les écarts étaient parfois démesurés d'une nation à l'autre : 811.000 € pour une médaille en Ouzbékistan contre seulement 20.000 dollars canadiens (soit un peu moins de 13.000€) pour les athlètes canadiens médaillés d'or !

Pour les athlètes américains, l'or olympique rapporte environ 30.000 € et cette prime est non imposable, contrairement à celle des Canadiens.





A noter : ces montants variables s'expliquent par diverses raisons. D'un côté, les pays autoritaires comme l'Azerbaïdjan, la Chine ou la Russie sont prêts à débourser beaucoup pour encourager leurs athlètes à se dépasser. De l'autre côté, les pays les plus susceptibles de gagner des médailles (comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou la France) récompensent moins leurs sportifs car la valeur symbolique d'une médaille supplémentaire est faible.

Une valeur plus symbolique que réelle

Mais au fait, qu'en est-il de la valeur réelle des médailles olympiques ?

Aux Jeux de Pyeongchang, une médaille d'or pèse 586 grammes, dont 6 petits grammes d'or véritable et de l'argent plaqué. Sur le marché des métaux précieux, elle aurait une valeur d'environ 450€.

Une médaille d'argent avoisine les 580 grammes et vaudrait 235 €. Quant à la médaille de bronze, qui pèse 493 grammes, elle n'a pas une très grande valeur financière.

Vous l'aurez compris, la valeur réelle de ces morceaux de métal est dérisoire en comparaison de la valeur symbolique d'une médaille olympique !




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