Le Trampo’mur : Un Sport Pour S’envoyer En L’air

Le Trampo’mur : un sport pour s’envoyer en l’air

Sauter sur un trampoline vous fait davantage penser à un sport d’enfant qu’à un sport extrême ? Le trampo-mur risque de vous faire changer d’avis. Les enfants, attention, cette activité n’est pas à reproduire !

Le trampo-mur : comment ça marche ?

A mi-chemin entre le trampoline et le parkour, discipline urbaine consistant à franchir différents obstacles, seuls deux outils sont nécessaires à la pratique du trampo-mur : un trampoline et un mur.

Les trampo-muristes se jettent d’un mur de cinq ou dix mètres de haut, soit l’équivalent d’un immeuble de 3 étages, avant de rebondir sur un trampoline géant installé en contrebas. En quelques secondes, le sauteur doit ensuite réaliser des figures plus osées les unes des autres : salto, vrille ou 360° … Tout est bon à tester !

Selon Julien Roberge, trampo-muriste au Cirque du Soleil « c’est comme du trampoline, avec plus de liberté de mouvement, plus de créativité. »

Tout le contraire, de son parent éloigné représenté au JO d’été : le trampoline.

Le trampo-mur : un sport québécois

Le trampo-mur a vu le jour de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada. C’est à Montréal plus exactement que ce sport est inventé dans les années 80. La discipline reste secrète jusque dans les années 90, date à laquelle le Cirque du Soleil la présente au grand public. Les spectacles Dralion et La Nouba inaugurent cette nouvelle manière de sauter sur un trampoline.

Vingt après, le trampo-mur ou wall-trampoline en anglais, continue de ravir les spectateurs. Considéré comme un sport informel, il est pourtant enseigné depuis 3 ans à l’Ecole de Cirque de Québec. Suivre les tendances, mêmes inhabituelles, fait partie du monde circassien.

Le trampo-mur pourrait-il déferler en Europe ? Il faudrait pour cela qu’il se démocratise davantage au Canada où les structures pour le pratiquer se limitent aux villes de Québec et Montréal. La naissance d’une fédération de trampo-mur serait également un bon point de départ à son développement outre-Atlantique.

Prochain grand saut : les X Games

Vingt ans d’existence, toujours informel et une trentaine de pratiquants au Canada. Jusqu’à aujourd’hui, le trampo-mur ne devait son existence qu’aux spectacles de cirques. Mais les vidéos de présentation et les articles consacrés à ce sport augmentent de jour en jour.

Une possible démonstration aux prochains X Games, la plus grande compétition de sports extrêmes, pourrait sonner le glas de l’inconnu et annoncer la consécration du trampo-mur comme sport extrême.

Pour l’instant, le peu de pratiquants et l’absence de compétitions empêchent la création de mouvements plus complexes. Si ce sport était autorisé à concourir aux X Games, ses critères de notation seraient les suivants : la difficulté des enchainements, le style et la hauteur du saut.

Le trampo-mur, côtoiera-t-il les BMX et skateboards aux X Games de 2013 ? Réponse à l’automne.

Plus d'information :

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