L'enluminure : Un Art Médiéval Perpétué

L'enluminure : un art médiéval perpétué

Mode d'illustration des manuscrits médiévaux, l'enluminure a amorcé son déclin avec l’invention de l'imprimerie, au XVIe siècle. Aujourd’hui, des passionnés perpétuent cet art et s’appliquent à retrouver et à transmettre les techniques traditionnelles des enlumineurs.

Qu'est-ce que l'enluminure ?

Appréciées comme de véritables œuvres d'art au Moyen Age, les enluminures sont des peintures ou des dessins exécutés à la main pour décorer ou illustrer un texte manuscrit.
Dès le haut Moyen Age, l’enluminure a eu une double fonction illustrative et ornementale.

A noter : le verbe "enluminer" vient du latin illuminare qui signifie "éclairer", "illuminer", et, au sens figuré, "mettre en lumière".

Le terme d’"enluminure" est souvent associé à celui de "miniature", qui vient du latin minium, désignant un rouge vermillion. Jadis, on appelait ainsi les lettres majuscules ornementales ou lettrines dessinées en rouge sur les manuscrits.

Histoire de l'enluminure

L’enluminure est apparue sur les manuscrits sous la forme de lettres ornées, aux alentours du VIe siècle.

Au départ très modeste, cet élément décoratif a joué un rôle important dans la mise en page des textes. Les initiales enluminées servaient notamment de repères pour distinguer les différentes articulations d’un texte (livres, chapitres, paragraphes ou autres sections).

Inversement, le format des enluminures était déterminé par la mise en page du texte (à longues lignes ou à deux ou trois colonnes). Les enlumineurs ont ainsi développé l’art d’adapter leurs compositions à l'espace qui leur était imparti. Ces espaces étaient préalablement laissés libres par le copiste.

Au cours de l'époque médiévale, les initiales enluminées ont connu de nombreuses transformations liées à l'évolution des types d'écriture, des styles et des techniques picturales.
A partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, la lettre ornée a été dotée de prolongements qui ont donné naissance aux bordures et aux encadrements végétaux et floraux.

En France, le style des enluminures a considérablement évolué à la fin du Moyen Age, passant du style linéaire des manuscrits du XIIIe siècle aux coloris restreints aux scènes chatoyantes des manuscrits du XVe siècle.

Les différents types d’enluminures

L'enluminure, qui tantôt se mêle au texte et tantôt s'en éloigne, se décline sous différents formats. Dans les manuscrits médiévaux, la taille des enluminures dépend de leur place dans la hiérarchie du texte :
• pleine page ou demi-page illustrée sur toute la largeur du parchemin pour le prologue ou les différents livres
• miniature carrée ou rectangulaire de la largeur d'une colonne d'écriture en tête des chapitres
• lettres historiées pour les sections secondaires.

A noter : une hiérarchie analogue régissait la taille des ornementations (lettrines, encadrements, bordures) en fonction de leur position dans le texte.

On peut ainsi distinguer de très nombreux types d’enluminures : scènes figurées (dites "historiées"), pleines pages, dessins en marge, bordures décoratives, frontispices (placés en première page), créatures oniriques plus ou moins monstrueuses et comiques appelées "grotesques" ou "drôleries" (dans les manuscrits gothiques tardifs).

Apprendre l'enluminure

L'enluminure est un art qui peut intéresser les personnes passionnées de calligraphie et de peinture.

Si vous souhaitez vous initier à ces techniques, nous vous invitons à consulter le site didactique ci-dessous ou à contacter l’association "D’or et de pigments" : http://www.or-pigments.com/

Cette association a pour but de retrouver les techniques traditionnelles des enlumineurs et de transmettre ce savoir dans des cours et démonstrations.

Plus d'information :

Visitez le site : http://www.belouin.net/

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