Beauté : Les Conservateurs En 5 Questions

Beauté : les conservateurs en 5 questions

Dans les produits de beauté, certains ingrédients comme les parabens ou le triclosan sont controversés. Mais ces conservateurs sont-ils vraiment nécessaires dans les cosmétiques et sont-ils dangereux pour la santé ? Nous vous proposons d’en savoir plus en 5 questions.

1- À quoi servent-ils ?

Comme leur nom l’indique, les conservateurs des produits de beauté assurent la conservation et la stabilité de la préparation dans le temps.

Ils sont nécessaires dans la majorité des produits car des germes peuvent se développer et se propager dès lors qu’un produit contient plus de 20% d’eau.

Les fabricants de cosmétiques les ajoutent afin d’éviter une contamination microbienne qui pourrait représenter un risque pour la santé des consommateurs et les obliger à jeter le produit peu de temps après ouverture.

Selon la loi, tout produit cosmétique mis sur le marché doit d’ailleurs éviter ce risque de contamination externe et être certifié par un toxicologue.

2- Pourquoi sont-ils pointés du doigt ?

Dans les produits de beauté, les conservateurs ont donc leur utilité et il ne faudrait ni les diaboliser ni les bannir totalement.

Ils ont pourtant très mauvaise presse depuis quelques années, au point que les marques de cosmétiques utilisent les mentions "sans parabens" ou "sans conservateur" comme des arguments de vente.

Il est vrai que certains de ces ingrédients (comme le MIT, le DMDM ou l’acide benzoïque…) sont potentiellement irritants ou allergisants.

D’autres sont suspectés d’être reprotoxiques, perturbateurs endocriniens ou même cancérigènes.

3- Quels sont les plus dangereux ?

Parmi les 59 conservateurs officiellement autorisés par le Règlement cosmétique européen, seuls vingt sont réellement utilisés par l’industrie de la beauté.

Parmi les conservateurs antioxydants, il y en a deux à éviter : le BHT (hydroxytoluène butylé) et le BHA (hydroxyanisole butylé).


Dans la famille des parabens si souvent décriés, les plus dangereux sont le propylparaben, le butylparaben et l’isobutylparaben. Le methylparaben et l’ethylparaben seraient, eux, moins nocifs.

Les thiazolinones (comme le methylchloroisothiazolinone et le methylisothiazolinone) qui servent souvent à remplacer les parabens sont malheureusement fortement allergènes.

Le triclosan est un autre conservateur pointé du doigt. En effet, des études tendent à démontrer qu’il favorise les résistances aux antibiotiques. De plus, il est soupçonné d’être un perturbateur endocrinien

Le formaldéhyde est un ingrédient clairement identifié comme cancérogène par voie respiratoire. C’est pourquoi il est désormais banni dans les aérosols mais pas dans les autres cosmétiques …

Des études ont prouvé que les MIT sont allergisantes : elles sont donc désormais interdites dans les produits non rincés et les industriels les ont quasiment abandonnées.

Le phénoxyéthanol qui apparaît dans le liste des ingrédients sous les noms de phenoxyethanol, 2-phenoxyethanol ou phenoxytol est un composant douteux. La réglementation limite d’ailleurs son usage et fixe un seuil maximal à 0,4% dans les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans.

4- Lesquels sont autorisés en bio ?

Pour les adeptes des produits de beauté bio il convient de préciser que les cosmétiques labellisés contiennent eux aussi certains conservateurs.

La charte bio autorise cinq types de conservateur :
=> l’acide salicylique (INCI: Salicylic acid)
=> l’acide déhydroacétique ou DHA (INCI : dehydroacetic acid)
=> l’alcool benzylique (INCI : benzyl alcohol)
=> l’acide benzoïque (INCI : benzoïc acid) et ses dérivés (benzoate de sodium)
=> l’acide sorbique (INCI : sorbic acid) et ses dérivés (sorbate de potassium)

5- Peut-on s’en passer ?

On voit parfois au rayon des cosmétiques des produits dits "sans conservateurs".

Mais comme nous vous l’expliquions dans la paragraphe 1- ci-dessus, il n’est pas toujours possible de se passer de ces composants.

En réalité, les produits sans conservateurs sont :
=> soit des produits sans eau (ou anhydres) comme les huiles et les beurres
=> soit des produits solides (les crayons de maquillage, les rouges à lèvres et les poudres)
=> soit des produits alcoolisés (notamment des parfums).

Ces trois types de produits n’ont pas besoin de conservateurs.

Par ailleurs, certaines formules en particulier en cosmétique bio utilisent des huiles essentielles et de l’alcool pour éviter une contamination microbienne mais ne listent pas ces ingrédients comme des conservateurs. Les produits en question peuvent ainsi arborer sur l’emballage la mention "sans conservateurs".

Enfin, l’industrie cosmétique explore aujourd’hui différentes pistes pour limiter voire éliminer les conservateurs dans les produits :

=> des contenants spéciaux comme les flacons unidoses ou les pompes airless

=> les cosmétiques solides qui sont des équivalents solides des produits généralement liquides comme les shampoings ou les déodorants

=> la cosmétique stérile (chez Avène ou A-Derma par exemple) : le produit est fabriqué et conditionné dans un environnement stérile, puis il est protégé par un emballage totalement hermétique

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