16 Levers De Soleil : Revivez La Mission Spatiale De Thomas Pesquet Au Cinéma

16 levers de soleil : revivez la mission spatiale de Thomas Pesquet au cinéma

Le spationaute français Thomas Pesquet est toujours aussi populaire plus d'un an après son retour sur Terre. De sa mission dans l'espace, il a rapporté un film tourné en haute définition à découvrir au cinéma à partir de demain 3 octobre. Son titre ? 16 levers de soleil, parce que à bord de l'ISS le soleil se lève 16 fois par jour.

Un nouveau documentaire

Après Thomas Pesquet, l'étoffe d'un héros (2015) et L'envoyé spatial (2016), le réalisateur Pierre-Emmanuel Le Goff consacre un nouveau documentaire aux six mois que l'astronaute français a passés à bord de la station spatiale internationale ou ISS.

Ce film, intitulé 16 levers de soleil, sort en salles le mercredi 3 octobre.

Plus d'un an après le retour de Thomas Pesquet sur Terre, on pourrait craindre que tout ait déjà été dit et montré sur son épopée spatiale...

Mais "16 levers de soleil" est bien plus qu'un énième documentaire sur l'astronaute et ce pour plusieurs raisons.

Un incroyable défi technique

Pour l'astronaute français et ses collègues, filmer les six mois de leur mission dans l'espace a constitué un défi technique autant qu'artistique.

Comment en effet réaliser un documentaire sur un équipage placé en orbite à 450 kilomètres de la Terre ? Pour relever ce défi, Pierre-Emmanuel Le Goff a dû planifier son film à l'avance.

Il a tout d'abord veillé à ce que l'équipe d'astronautes sache manier des caméras très haute définition (6K) dans l'espace : "En amont, on a d'abord mis en place avec la NASA une préparation pour que Thomas Pesquet et ses équipiers soient en capacité d'utiliser des caméras 6K. Cette préparation était intégrée à leur formation à la mission.", raconte-t-il.

Le réalisateur français a ensuite fait embarquer à bord du lanceur Soyouz deux de ses caméras très haute définition, ainsi que près de 6 caméras HD. Il a aussi eu accès aux images des caméras de surveillance intérieures et extérieures de la station spatiale internationale et a tourné lui-même de nombreuses images à terre. Il a même confié une caméra à la compagne de Thomas Pesquet, afin de rendre compte de leurs échanges à distance.

Afin que les astronautes sachent quoi filmer, le réalisateur a confié à Thomas une 'shooting list', c'est-à-dire une liste de plans à tourner avec différentes optiques et différents mouvements de caméra.

Tous ces préparatifs en valaient la peine puisque "16 levers de soleil" est le premier long-métrage réalisé dans l'espace avec des prises de vues en résolution 6K.





Un film plus personnel

Pierre-Emmanuel Le Goff signe aussi son documentaire le plus intime autour de l'astronaute.

Il a ainsi capturé les derniers instants de l'astronaute avant le décollage : un ultime repas avec sa famille et ses proches, puis le moment des adieux.

Une fois dans la station, Thomas Pesquet est à la caméra. On (re)découvre le quotidien de l'astronaute, les sessions de sport et les expériences.

Au total, l'astronaute aura passé près de 200 jours dans la station spatiale internationale et réalisé près d'une centaine d'expériences dont deux sorties extravéhiculaires de six heures, très impressionnantes...

Pour les besoins de "16 levers de soleil", un saxophone a également été emporté dans les bagages des astronautes. Cet instrument joué en amateur par Thomas dans l'espace est très présent dans la bande-originale du film.

L'image de l'astronaute français jouant en lévitation du saxophone constitue à la fois la scène d'ouverture du film et son affiche.




Une vision onirique de l'espace

Pour retranscrire l'expérience extraordinaire des astronautes, Pierre-Emmanuel Le Goff a choisi de réaliser un film onirique ayant pour fil rouge les textes d'Antoine de Saint-Exupéry.

Tout au long de ce documentaire, Thomas Pesquet dialogue avec l'œuvre de l'aviateur et écrivain, dont les écrits l'ont suivi jusque dans l'espace.

Le réalisateur avait même confié à l'astronaute sa statuette du Petit Prince pour qu'il l'emmène dans la station spatiale internationale avec les œuvres complètes de Saint-Exupéry !

Le film s'ouvre d'ailleurs sur une phrase de "Citadelle" : "L'avenir, tu n'as point à le prévoir mais à le permettre."

Les images, magnifiées par des citations d'Antoine de Saint-Exupéry et la bande-originale du compositeur Guillaume Perret, font rêver.

Une prise de conscience écologique

Depuis la station spatiale internationale, Thomas Pesquet a également pu être le témoin d'une planète menacée.

"Au début, on se dit : c'est magnifique, c'est fantastique. Il y a beaucoup d'euphorie dans le début de la mission et puis l’œil s’habitue un petit peu. Là, on commence vraiment à avoir un regard plus averti et on commence à voir les choses qui vont moins bien", explique-t-il.

Pour l'astronaute, cette mission s'est accompagnée d'une prise de conscience des fragilités de notre planète parfois mise à mal.

"16 levers de soleil", soit le nombre de levers de soleil que peuvent voir chaque jour les astronautes à bord de l'ISS, sort en salles le 3 octobre 2018, cinquante ans après "2001, l'Odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick.

Parallèlement, l'équipe de production proposera le film en réalité virtuelle dans une quarantaine de lieux en France. De quoi avoir une expérience encore plus sensorielle de ce voyage dans l'espace !

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