Les Empreintes Digitales : Guide Pratique

Les empreintes digitales : guide pratique

Les empreintes digitales sont utilisées comme moyen d'identification depuis le XIXe siècle. Aujourd’hui encore, l’étude des empreintes digitales ou dactyloscopie est l’une des méthodes les plus fiables pour démasquer les coupables dans les enquêtes criminelles.

Qu'est-ce qu'une empreinte digitale ?

Une empreinte digitale ou dactylogramme est le dessin formé par les sillons des pulpes digitales. Ces sillons apparaissent sur la pulpe des doigts lors du développement embryonnaire et restent les mêmes tout au long de la vie, même si les cellules de la peau se renouvellent.

Sauf en cas de brûlure profonde, les empreintes digitales sont donc un signe distinctif permanent et propre à chaque individu. Même les vrais jumeaux possèdent des empreintes différentes car elles se forment de manière aléatoire en fonction de l’environnement de l’embryon.

La probabilité que deux personnes aient les mêmes empreintes digitales est d’1 chance sur 64 milliards. C’est pourquoi elles sont utilisées depuis le XIXe siècle comme moyen d'identification des personnes.

Quelle est l'histoire des empreintes digitales ?

Dès le XVIIe siècle, plusieurs scientifiques se sont intéressés aux traces digitales. Le botaniste anglais Nehemiah Grew a été le premier à décrire scientifiquement les dessins formés par les crêtes et les plis dermiques en 1678.

A la fin du XIXe siècle, le médecin anglais Henry Faulds propose d’utiliser les empreintes digitales pour identifier des criminels et développe une méthode pour relever ces empreintes avec de l'encre d'imprimerie.

C’est à Francis Galton que l’on doit le premier ouvrage sur ce sujet en 1892. Dans ce livre intitulé Fingerprints, il prouve la permanence des empreintes et propose un système de classification détaillé. Suite à ses travaux, les empreintes digitales sont utilisées comme moyen d'identification sur les contrats commerciaux et dans les enquêtes criminelles.

Le dirigeant de police Juan Vucetich crée le premier fichier d'empreintes en Argentine en 1891. Il est aussi le premier à identifier un criminel grâce à cette méthode en 1892. La police utilise d’ailleurs toujours l’expression méthode vuceticienne pour parler de la dactyloscopie.

Deux ans plus tard, l'inspecteur britannique Edward Henry met au point le système d'identification encore utilisé de nos jours dans les pays anglophones : le "système Henry". Dès 1897, Scotland Yard généralise cette technique.

En France, cette méthode est utilisée par la police depuis 1902. Elle est officiellement reconnue comme preuve depuis 1907, date des premiers fichiers d’empreintes.
Mais, jusque dans les années 1980, les policiers devaient comparer manuellement des milliers de fiches cartonnées réparties dans différents fichiers régionaux. Le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) n’a été créé qu’en 1987. Depuis 2002, il comprend également des empreintes palmaires.

Comment relève-t-on les empreintes digitales ?

Sur une scène de crime, une empreinte peut être visible (par apposition ou enlèvement de matière sur le support, ou par moulage en cas de contact d'un doigt avec une surface malléable) ou invisible à l'œil nu. On parle alors d’empreinte latente, généralement liée à un dépôt de sueur et/ou de sécrétions sébacées.

Le relevé des empreintes digitales est un travail minutieux.
Les spécialistes des relevés ou dactylo-techniciens utilisent plusieurs méthodes pour relever les empreintes :
• pour les traces visibles : photographie et transfert sur un support en matière plastique souple
• pour les traces latentes : application à l’aide d’un pinceau d’une poudre très fine, noire, blanche ou fluorescente
• sur les surfaces poreuses : utilisation d’un produit chimique qui permet de révéler la trace sous une lumière ultraviolette
• sur les supports lisses : utilisation de la technique de fumigation

Les empreintes relevées sont ensuite photographiées, numérisées et traitées par ordinateur.

Comment analyse-t-on les empreintes digitales ?

La majorité des empreintes digitales humaines présentent trois types de motifs :
• spirales, spires, verticilles ou tourbillons
• boucles à droite ou à gauche
• arcs, arches ou tentes.

On différencie les motifs entre eux à l'aide de points singuliers sur les boucles, arcs ou spires
Les points singuliers locaux sont aussi appelés minuties.

Selon la loi française, il faut au minimum 12 points de convergence ou minuties pour authentifier l'empreinte d'un suspect. Pour effectuer ces comparaisons, la police française utilise le Fichier automatisé des empreintes digitales ou FAED.

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