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La rhinoplastie : une des opérations de chirurgie esthétique la plus répandue... Je l'ai fait et je vais vous le raconter. Avant, pendant et après... Des doutes, au choc psychologique en passant par le bloc opératoire... Je vous dit tout, et mieux encore, je vous le montre... Verdict?
J-1...
Jour que j'attends depuis des années et pourtant aujourd'hui, je suis pleine de doutes... Il est 17 heures et je retourne au cabinet du Docteur Raspaldo pour un dernier rendez-vous. Dernière chance de poser toutes les questions qui me passent par la tête. Je me sens complètement nouée, alors qu'objectivement aujourd'hui, il ne se passe rien d'extraordinaire.
Comme lors du premier rendez-vous, un sourire du docteur et mes angoisses s'apaisent de suite! Nous prenons place dans son bureau et avec douceur, il cherche à savoir comment je me sens. Ses mots sont rassurants et on aborde les thèmes importants un à un. Il s'assure que j'ai bien commencé le traitement homéopathique il y a 10 jours. Le but étant de limiter la formation des bleus après l'intervention.
Dans la continuité, il m'explique quand et comment se dérouleront les séances de cryothérapie. C'est une étape qui n'est pas indispensable lors d'une rhinoplastie. Ou du moins, pour beaucoup de chirurgiens, elle est inutile.
Pour le Docteur Raspaldo, il est inenvisageable de ne pas le faire car les résultats sont absolus! C'est aussi ce qui lui permet de vous promettre qu'après l'opération, vous n'aurez pas de bleus. Impossible me direz-vous! Entre nous, c'est vrai que j'ai du mal à le croire parce que dans toutes les recherches que l'on peut faire sur Internet ou même dans les reportages TV, on voit bien qu'à chaque fois, le visage est gonflé, bleu et on a toujours l'impression d'avoir joué les boxeurs! Et pour avoir vécu quelques années avec un boxeur, croyez-moi, l'idée ne m'enchante pas du tout!

La veille, on passe une nuit entière à s'interroger.
Jusque tard dans la nuit, j'ai envoyé des SMS à mes amis. Des messages sans grande valeur a priori car nous n'avons pas parlé de l'opération.
Pas du tout!
Ça vous étonne? Oui, je sais.
Mais, pour tout vous dire, en fait cette opération de chirurgie esthétique je n'en ai parlé à personne ou presque. Ma famille bien sûr mais plus par défaut que par envie. Ça reste une anesthésie générale, le fameux : "on ne sait jamais", m'a poussé à ne pas le cacher à mes parents, qui pourtant, je sais, n'approuvent pas vraiment ma démarche.
J'ai essayé de protéger le plus possible mon petit frère qui a tendance à s'inquiéter très vite pour sa grande sœur. Du coup, il n'a aucun détail, pas d'horaire. Il sait tout juste que je me fais refaire le nez.
Et pour ce qui est de mes amis, très peu sont au courant.
2, c'est tout.
Mes deux meilleurs amis, l'une à Clermont-Ferrand, l'autre à Paris. Donc autant dire : très peu de soutien moral. Cette étape fait partie de celle que je n'avait pas imaginé quand j'ai décidé de subir une rhinoplastie.
Psychologiquement, c'est très compliqué à gérer.
On angoisse, on se pose des tas de questions, on a besoin d'être rassurée, confortée dans ses choix, et malgré tout, on ne dit rien. On n'en parle pas. Ce n'est pas une question d'envie, c'est juste que tout simplement, ça ne sort pas.
On est pas bien et on est incapable de le dire à quelqu'un.
Alors on ment.
Oui, on ment parce que l'on assume pas. Peur de passer dans la catégorie des femmes refaites et des jugements attifes. Peur du regard des autres. Peur d'entendre : "C'est facile d'être belle quand c'est pas naturel". Peur que les personnes qui vous connaissent depuis longtemps change d'attitude vis à vis de vous.
Tout d'un coup, on se demande : est-ce que ça vaut le coup?
Et là, il faut avoir le courage de se dire : la rhinoplastie: c'est pour qui? Pour toi ou pour eux?
Autant vous dire qu' entre angoisse et excitation, j'ai eu du mal à fermer l'œil... De plus, le réveil très matinal n'arrange rien. Oui car pour ceux qui seraient comme moi, ceux pour qui passer une nuit à l'hôpital est source à forte angoisse. Don't be afraid! Il est possible de rentrer à la maison le soir même!
Seule condition: l'opération doit avoir lieu tôt dans la matinée.
Et du coup, il est à peine 8 heures du matin quand je termine de remplir tous les papiers. Les joies de l'administration française... Pas besoin d'épiloguer.
Ensuite, le temps passe vite, mine de rien...
C'est une entrée à l'hôpital, une opération. On découvre sa chambre, on fait connaissance avec les infirmières, on transmets ses dernières analyses de sang, on enfile sa tenue super sexy bleue nuit pour entrer au bloc... C'est déjà l'heure d'y aller. Pose du cathéter qui va permettre de faire de beaux rêves et c'est parti.

Les choses deviennent de plus en plus concrètes. Après une jolie balade sur mon brancard dans les couloirs de la clinique, me voici en salle de réveil. Appellation étrange, cela dit en passant, car je n'ai pas encore été endormie! Bref, passons.
Je retrouve mon chirurgien, Hervé Raspaldo, tout de bleu vêtu que je reconnais par sa voix, seul parmi tout un staff d'assistants. Je fais la connaissance de Christian, mon anesthésiste du jour.
Je suis la deuxième rhinoplastie au programme du docteur ce matin, et je le sens très détendu. On arrive même à échanger quelques boutades pendant 10 minutes, à base de "pour vérifier que tu es bien endormie, je te brûle un orteil pour voir si tu réagis", lance Christian de l'autre côté de la pièce. Fou rire garanti!
Et après quelques répliques de la série H, mêlées à la recherche désespérée du docteur Mamour de Grey's Anatomy...
Il est temps de redevenir sérieux.
J'arrive à suivre toute la préparation au bloc. L'installation de chaque élément, du matériel, les lumières et puis Christian arrive avec son masque à oxygène. On rempli les poumons et le produit anesthésique dans les veines fait le reste. Bonne nuit.
Pour la suite des opérations, je ne peux que vous conseiller de regarder par vous même...


Plus d'informations : http://www.raspaldo.fr/
Tag : chirurgie esthétique, rhinoplastie, chirurgie du nez, consultation, opération de chirurgie, herve raspaldo