Arthur Et Les Minimoys

Arthur et les Minimoys

Comme tous les enfants de son âge, Arthur est fasciné par les histoires que lui raconte sa grand-mère pour l’endormir : ses rêves sont peuplés de tribus africaines et d’inventions incroyables, tirées d’un vieux grimoire, souvenir de son grand-père mystérieusement disparu depuis quatre ans. Et si toutes ces histoires étaient vraies ? Et si un trésor était véritablement caché dans le jardin de la maison ? Et si les minimoys, ces adorables petites créatures dessinées par son grand-père, existaient en chair et en os ? Voilà qui aiderait à sauver la maison familiale, menacée par un promoteur sans scrupule ! Du haut de ses dix ans, Arthur est bien décidé à suivre les indices laissés par son grand-père pour passer dans l’autre monde, celui des Minimoys, et découvrir les sept terres qui constituent leur royaume …

Critique

Les fans du livre écrits par Besson himself seront ravis de voir transposer sur grand écran les péripéties d’Arthur au pays des Minimoys. La France entière semble emballée par le film (plus de 1,5 millions d’entrées en 1 semaine !) et pourtant …

D’une part, si l’on ne peut quasiment rien reprocher au niveau technique et character design, chaque scène phare semble pourtant déjà vue, ou plutôt déjà jouée : ainsi les combats au sabre rappellent un jeu sur Playstation, Soulcalibur (mixé avec le sabre laser des Jedis), la course-poursuite en voiture peut rappeler Wipe Out, et les scènes d’ensemble semblent puiser leur inspiration d’un magnifique jeu de Kalisto sorti jadis sur PC : Dark Earth. En gros, on a le summum de la qualité graphique, mais à l’imaginaire réduit. N’est pas Pixar qui veut (capable de donner vie et de manière convaincante avec des voitures, par exemple). Les clins d’oeil sont nombreux, et certains poussifs. Entre l’appel à la Saroumane, la danse Pulp Fiction, on frôle parfois une “minimoyisation” de scènes cultes du cinéma. Pourquoi pas, mais on est loin de l’originalité tant vantée.

Oublions également le scénario, véritable patchwork entre Indiana Jones, Alan Quaterman, et autres films d’aventure, le tout saupoudré d’une pensée manichéenne digne de Disney. Oublions l’humour, puisqu’aucune scène n’est drôle : cela pourra gêner les enfants, et encore plus les parents. Oublions cette mode honteuse d’insérer des morceaux de musique contemporains dans un univers sensé faire rêver, et donc faire plutôt appel à son imaginaire (la scène avec les 2 rastas cools, rappelant les tortues de Gang de Requins, semblent anachroniques et hors propos, si ce n’est de vouloir faire djeun). Heureusement, Eric Serra propose quelques passages épiques composés pour le film qui relève le niveau sonore
En fait, la véritable surprise d’Arthur et les Minimoys provient de la qualité de doublage : qui aurait pu croire que Mylène Farmer, Alain Bashung et Marc Lavoine auraient pu s’approprier leurs personnages de synthèse avec autant de brio ? (Et admirez le casting outre-atlantique : Madonna, David Bowie, Snoop Doggy Dogg …) Bref, si vous voulez faire rêver votre gamin et pour moins cher, un film de 1977 avec des marionettes est à conseiller, répondant au doux patronyme de Dark Crystal, de feu Jim Henson.

Plus d'information :

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Tag : Arthur et les Minimoys, dessins animés, besson, film enfant, eric serra



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