Walker Evans : L'un Des Plus Grands Photographes Américains Du Xxe Siècle

Walker Evans : l'un des plus grands photographes américains du XXe siècle

L'Américain Walker Evans est sans conteste l'un des photographes les plus influents du XXe siècle. L'artiste, connu pour son style à la fois documentaire et humaniste, nous a laissé des portraits saisissants des victimes de la Grande Dépression. Il était aussi fasciné par les lieux et les objets les plus ordinaires, par ces détails du quotidien qui sont souvent les plus révélateurs. Nous vous proposons de découvrir la vie et l'oeuvre de ce grand nom de la photographie auquel le Centre Pompidou consacre actuellement une rétrospective.

Sa biographie

Walker Evans (1903-1975) est né dans le Missouri et a étudié au Williams College en 1922-1923 avant de réaliser son rêve de se rendre à Paris.

En 1926, il étudie la littérature française à la Sorbonne et nourrit l'espoir de devenir écrivain. Mais il se tourne finalement vers la photographie et débute sa carrière en 1930.

Il obtient une bourse de la Fondation John-Simon-Guggenheim en 1940, 1941 et 1959. Il collabore aussi avec plusieurs magazines de renom puisqu'il entre au Time magazine en 1945 et à Fortune en 1965.

La même année, il devient professeur de photographie à l'école d'art de l'université Yale ...

Il est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands photographes du XXe siècle. Certains de ses clichés, notamment dans son travail sur la Grande Dépression, sont devenus des icônes connues dans le monde entier.



Son oeuvre

Walker Evans est l'auteur de séries restées célèbres, notamment :

=> sa contribution au programme de la Farm Security Administration de 1935 à 1938 : il photographie l'Amérique rurale des années 1930 et la misère des métayers endettés :




=> sa série The Passengers réalisée de 1938 à 1941 dans des conditions un peu particulières. Avec son appareil autour du cou et le déclencheur dans la manche, le photographe s'efforce de saisir des portraits d'anonymes, croisés dans la rue ou le métro, à leur insu.

=> sa contribution au Time de 1943 à 1945

=> sa contribution au magazine Fortune de 1943 à 1965.

Même si sa collaboration avec la presse américaine grand public n'est pas la partie la plus connue de son oeuvre, ce grand photographe a été le témoin de son temps.

Il a documenté les années folles, le krach boursier de 1929, la Grande Dépression et le New Deal.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il a photographié l'élan de l'immédiat après-guerre puis l'avènement de la société de consommation.

Au total, il a travaillé pour une quinzaine de magazines américains, en écrivant lui-même ses textes.

Son style

Walker Evans pourrait se définir comme le photographe de l'ordinaire et du quotidien.

Dans ses photos, il nous dévoile l'Amérique par le biais de ses habitants les plus modestes, de ses commerces et de ses objets usuels...




Son oeil s'attarde sur les choses simples et les détails infimes. Les spécialistes y voient l'influence de Baudelaire qui s'intéressait lui aussi à la ville et aux faubourgs et à des sujets a priori peu poétiques comme la misère et la laideur de la vie moderne.

Le photographe n'hésite pas à nous montrer la pauvreté en face et l'on remarque que ses sujets fixent l'objectif du regard. Ils se savent photographiés mais ne se composent pas un visage ou un sourire de circonstance.

Ces portraits saisissants rendent ainsi aux modèles une dignité humaine mise à mal par la misère.

Outre ces portraits de femmes et hommes au regard triste et direct, Walker Evans s'est aussi intéressé à un autre revers de la modernité : la publicité qui s'étale partout, sur les affiches comme dans les vitrines et sur les baraques les plus délabrées.




A travers ses clichés pris dans la rue, sur les routes, à la ville ou à la campagne, le photographe témoigne d'une modernité prosaïque et nous révèle sa face sombre.

Son travail nous montre la crise économique plutôt que le progrès, sans filtre et sans aucun effet artistique. Le photographe fait parler l'objet lui-même et photographie les gens frontalement.

Sans pathos, Walker Evans nous confronte à la réalité, sans oublier de capter au passage une profonde humanité dans les regards.

Si cette présentation vous a donné envie de découvrir son travail, notez que le Centre Pompidou à Paris lui consacre une grande rétrospective jusqu'au 14 août 2017.

Plus d'information :

Visitez le site : https://www.centrepompidou.fr/fr

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