Le Canard Enchaîné : Un Monument De La Presse Satirique

Le Canard enchaîné : un monument de la presse satirique

Hebdomadaire satirique créé en 1915, Le Canard enchaîné est une véritable institution dans le monde médiatique français. Aussi attendu par ses fidèles lecteurs que redouté par ses cibles, l'"hebdomadaire satirique paraissant le mercredi" est un mélange unique d’humour, de caricatures et de dénonciations des scandales politiques et économiques.

Présentation

Le Canard enchaîné occupe une place à part dans la presse française et le débat public par son indépendance et sa ligne éditoriale.
Cet hebdomadaire, qui parait le mercredi, est notamment connu pour dénoncer tous les scandales publics (politiques, économiques ou judiciaires) en France et à l’étranger.

Le Canard, dont le slogan est : "La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas", est farouchement attaché à son indépendance éditoriale et refuse les annonceurs. Il est l’un des rares titres dans la presse papier française professionnelle à n’accepter aucune publicité dans ses pages.

Ses actuels rédacteurs en chef sont Claude Angeli et Erik Emptaz.

Petite histoire du Canard enchaîné

Le Canard enchaîné a été créé le 10 septembre 1915 par Maurice Maréchal, Jeanne Maréchal, et Henri-Paul Deyvaux-Gassier, ce qui en fait l'un des plus anciens titres de la presse française actuelle.

Ce titre a été fondé en riposte à la censure de la presse et à la propagande officielle en période de guerre : pour échapper à la censure militaire et politique, les journalistes utilisent un langage codé (antiphrases, phrases à l'envers…), dans l’esprit du chant humoristique ou satirique des cabarets de Montmartre.

Le journal compte alors parmi ses collaborateurs Anatole France, Jean Galtier-Boissière, Paul Vaillant-Couturier, Henri Béraud, Raymond Radiguet, Tristan Bernard et Jean Cocteau, ainsi que les dessinateurs Lucien Laforge et Henri-Paul Deyvaux-Gassier.

Lors du Front populaire son tirage atteint déjà les 250.000 exemplaires.
Après avoir refusé toute collaboration pendant l’Occupation, Le Canard enchaîné reparaît le 6 septembre 1944 et son premier numéro rencontre un succès sans précédent.

C’est à partir des années 1970 que ce titre a évolué vers le journalisme d'investigation et a commencé à faire éclater les scandales politiques et économiques. Ainsi, ses records de ventes correspondent à des révélations comme l’affaire des micros (en décembre 1973) et l'affaire Papon (13 mai 1981).

Une institution française

Avec son mélange d’anticléricalisme, de calambours et d’ironie, Le Canard enchaîné est un journal sans équivalent en France ou en dehors de nos frontières.
Sans changer de ligne éditoriale et sans jamais recourir à la publicité, il a atteint en 2007 une diffusion à 504.000 exemplaires.

Cet hebdomadaire, qui n'a presque jamais changé de maquette, ne compte que huit pages grand format et présente plus de 30 dessins.

A noter : l’ouvrage Le Canard Enchainé : La Vème République en 2000 dessins rassemble plus de 2000 dessins parmi les 75.000 publiés en cinquante ans (1958-2008). Vous pourrez aussi y retrouver les portraits des dessinateurs qui ont marqué l’histoire du Canard : Moisan, Cabu, Pétillon, Lefred-Thouron, Escaro, Cardon, Kerleroux…

Plus d'information :

Visitez le site : http://www.canardenchaine.com/

Tag : Canard enchaîné, histoire du Canard enchaîné, dessins Canard enchaîné, journal Canard enchaîné



Avis

  • Qu'il soit de droite ou de gauche,la vérité est toujours ce qu'ils écrivent et c'est le seul journal en france a faire cela bravo le canard.Ils doivent avoir énormément de pression,vive le canard.SALAM ALIKOUM.

    16 février 2011

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