Interview Du Président De L'ohi - Vice-amiral Maratos Alexandros

Interview du Président de l'OHI - Vice-Amiral MARATOS Alexandros

Fondée en 1921 à l'initiative du Prince Albert 1er de Monaco L'O.H.I ou Organisation hydrographique internationale possède 80 états membres et 13 commissions hydrographiques régionales. Elu Président en 2002, le Vice-amiral Alexandros Maratos nous fait l'honneur de présenter cette organisation internationale et son rôle majeur visant à protéger des vies et l'environnement.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Je suis le Vice-amiral Alexandros Maratos. Diplômé de l’Académie navale grecque, j’ai servi sur différents types de navires de combats et des bâtiments hydrographiques et océanographiques. J’ai obtenu une maîtrise en sciences avec spécialité en hydrographie de l’Université technique d’Athènes et une maîtrise en sciences avec spécialité en océanographie physique et hydrographie de la Naval Postgraduate School, de Monterey, Californie. J’ai rédigé divers rapports, articles et manuels en matière d’hydrographie et d’océanographie. En 2002, j’ai été élu Président de l’Organisation hydrographique internationale (OHI), dont le siège est situé à Monaco.

Pouvez-vous présenter l'Organisation hydrographique internationale (OHI) ?

L’OHI est une organisation intergouvernementale, qui a été fondée en 1921. A la demande du Prince Albert 1er, un des plus grands navigateurs et océanographes de son temps, l’Organisation a été établie à Monaco, où elle est encore à ce jour située. L’OHI possède 80 Etats membres et 13 Commissions hydrographiques régionales, couvrant le monde entier. Sa mission principale est le recueil de données hydrographiques pour la sécurité en mer, la protection de l’environnement maritime et le développement.

A qui s'adressent vos études ?

Les données hydrographiques recueillies par l’OHI et ses Etats membres sont utilisées pour la réalisation des cartes marines, des instructions nautiques, des tables de marées, etc. Elles sont disponibles sous forme papier et sous forme numérique. La plus grande partie est utilisée par les navigateurs dans le but d’assurer une navigation sûre mais elles sont également utilisées par les gouvernements, les administrations maritimes, les universités, les navires de plaisance, etc. Elles ont été reconnues comme étant d’une importance capitale pour les systèmes d’alerte aux tsunamis.

Qui collecte les informations ?

Les données sont recueillies par les Services hydrographiques nationaux des Etats membres de l’OHI. Pour ce faire, ces derniers utilisent des bâtiments hydrographiques dotés d’équipements de levés hydrographiques de dernière génération (sondeurs multi-faisceaux, systèmes GPS, échelles de marée, courantomètres, etc.) et des équipes d’hydrographes très expérimentés.

Quelles sont les applications pratiques du travail de l'OHI ?

Les données recueillies par l’OHI sont utilisées dans toutes les études maritimes, particulièrement celles portant sur la Cartographie des fonds océaniques, sur l’étude des circulations de surface et de profondeur des courants océaniques et côtiers, sur la mesure des mouvements verticaux des océans et des mers, et sur les études portant sur l’application de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Quelle est votre contribution à notre connaissance actuelle des océans ?

Nous coopérons très étroitement avec d’autres organisations telles que l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Organisation maritime internationale (OMI), la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, et nous fournissons données, appuis et services pour des études relatives à l’environnement ainsi que pour la diffusion des avertissements météorologiques et liés à l’environnement.

Est-ce que votre organisation fournit des informations pour des études écologiques et/ou météorologiques ?

La tâche la plus importante de l’OHI est de produire une couverture mondiale en cartes électroniques de navigation (ENC), à partir des nouvelles technologies dans le domaine et afin d’accroître la sécurité en mer. Nous nous efforçons de pouvoir achever cette tâche avant 2010. Les navigateurs se sentiront plus en sécurité et, d’autre part, l’industrie maritime et les institutions universitaires et de recherche auront ainsi à leur disposition un outil efficace, précis et de valeur : les cartes électroniques de navigation.

Quel est votre coup de gueule du moment ?

En général, je n’aime pas « attendre que les choses arrivent ». La production de données hydrographiques récentes et précises permet de sauver des vies et de mieux protéger l’environnement. C’est pour cette raison que nous devons agir vite et utiliser au mieux la technologie disponible.

Quel(s) lieu(x) touristique, culturel ou artistique conseillerez-vous de visiter à nos lecteurs ?

Etant originaire de Grèce, je recommanderais à vos lecteurs de visiter la Grèce et particulièrement les magnifiques îles qui l’entourent. La Grèce réunit à la fois des lieux touristiques d’excellence, mais aussi des sites/événements archéologiques, historiques, culturels et artistiques. Je recommanderais tout particulièrement la splendide île de Corfou au riche passé historique, dans laquelle je suis né.

Plus d'information :

Visitez le site : http://www.iho.shom.fr/

Tag : OHI, BHI, Organisation hydrographique internationale, organisation intergouvernementale, environnement



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