22430 Erquy
La carrière est située à 75 mètres d'altitude sur le point culminant d'Erquy.
L'extraction de la pierre se faisait à ciel ouvert, à flanc de coteau entre le Pendu et la Pointe du port.
Les
ouvriers enlevaient d'abord la terre puis la mauvaise pierre du dessus, qui était concassée pour faire du béton.
En dessous se trouvaient les beaux blocs de pierre rose avec des lignes horizontales plus claires et des filons presque verticaux de quartz.
Les fronts de taille étaient coupés en gradins très inclinés et atteignaient de 15 à 20 mètres de hauteur.
Les bancs de grès avaient une inclinaison de 30° dirigée vers le nord, en sens inverse des fronts de taille.
Les parties supérieures des fronts de taille étaient parfois recouvertes d'un conglomérat qui était coupé en retrait avec le talus.
Les cinq chantiers couvraient une surface de 18,10 hectares en 1911, pour une longueur d'environ 800 mètres, allant de la côte d'Erquy à la Fosse Eyrand.
Un réseau de voies Decauville (chariots sur chemin de fer) sillonnait le cap et aboutissait au-dessus de la jetée.
Un système de funiculaire permettait la descente et la remontée des wagonnets.
Les pavés étaient chargés sur des goélettes et des sloops qui se succédaient le long du quai.
Les voies Decauville de 0,50 développaient environ 1000 mètres pour relier les différents chantiers au port d'Erquy.
Le chantier de Maupas avait une altitude de 26 mètres au-dessus du quai et deux poudrières permettaient de stocker les explosifs dans un petit édifice en maçonnerie, recouvert de terre : la poudre noire et la poudre Favier.
L'exploitation du grès rose à Erquy a commencé au 18ème siècle, mais les premières carrières ont été ouvertes au début du 19ème siècle. La Société des Carrières de l'Ouest a racheté toutes les carrières ouvertes sur le c
Les carrières d'Erquy ont fermé définitivement en 1960, mais l'extraction a recommencé en 1991 avec l'entreprise SARL Grès et Tradition d'Erquy qui produit des moellons, parements, pavés, cheminées et mobilier poli.