L'orgue De Barbarie : Présentation Et Fonctionnement

L'orgue de Barbarie : présentation et fonctionnement

Instrument très populaire à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, l’orgue de Barbarie ne doit pas être confondu avec le piano mécanique et la vielle à roue, deux autres instruments de rue actionnés grâce à une manivelle. Nous vous proposons de découvrir le fonctionnement et les caractéristiques de cet instrument de musique.

Présentation

L'orgue de Barbarie est un instrument de musique mécanique à vent, qui peut être portatif ou fixe.

Il fait partie de la famille des orgues et de celle des "automatophones", c’est-à-dire des instruments produisant de la musique grâce à des procédés mécaniques : boîtes à musique à lames métalliques, à carillons, à cordes…

Les plus grands orgues de barbarie fixes sont appelés des limonaires.
Entre les petits orgues portatifs et les limonaires, il existe une large gamme intermédiaire d'orgues mobiles, portés sur des charrettes ou attelés à des voitures.

Un peu de vocabulaire…

Il existe deux hypothèses sur l’origine du nom "orgue de Barbarie".
Cette appellation pourrait venir de la sonorité de l’instrument, moins noble que celle des orgues d'église. Elle pourrait aussi rappeler l'origine exotique des joueurs de rue des XVIIe et XVIIIe siècles qui baragouinaient un français approximatif.

Les joueurs d'orgue sont appelés tourneurs.

Le terme de limonaire désigne un orgue de grande taille, souvent motorisé, à la différence de l'orgue de barbarie (portable ou posé sur un chariot) qui est manié avec une manivelle par les chanteurs de rue.

A noter : au XIXe siècle, Limonaire était le nom d'une grande famille de facteurs d'orgues de manèges et d'instruments automatiques. Leurs orgues étaient tellement connus que ce patronyme est devenu un nom commun.

Principe de fonctionnement

Un orgue de Barbarie se compose schématiquement d'un système de soufflet, d'une boîte à vent et d'un ensemble de mécanismes destinés à amener le vent jusqu'aux tuyaux d’orgue qui produisent le son.

La manivelle actionne simultanément la soufflerie et les mécanismes de l’instrument.
Ces mécanismes comprennent toujours un élément mobile (cylindre garni de picots, disque ou carton perforé) sur lequel la mélodie est "programmée". C’est cet élément mobile qui soulève des leviers laissant entrer le vent dans une ou plusieurs rangées de tuyaux d’orgue.

Selon le principe de l'orgue, chaque tuyau correspond à une note différente. La seule différence avec un orgue classique est que les touches ne sont pas actionnées par les doigts du musicien, mais par un système mécanique, selon un programme préétabli.

Des mécanismes annexes peuvent actionner simultanément des percussions (tambours, tambourins) ou des personnages animés.

En savoir plus

Il existe en France plusieurs musées de la musique mécanique. L’un d’entre eux se trouve à Mirecourt dans les Vosges, une ville connue dans les domaines de la lutherie et de la facture d'orgues mécaniques.

Depuis le XVIIIe siècle, on été fabriquait à Mirecourt les "serinettes", de petits orgues à cylindre et à manivelle, destinés à apprendre aux oiseaux (les serins venant des Iles Canaries) à siffler de courts airs de musique.

La Maison de la Musique Mécanique de Mirecourt est un musée permettant de découvrir la musique mécanique et ses instruments (orgues, pianos mécaniques et orchestrions) au fil du temps (voir le lien ci-dessous).

Plus d'information :

Visitez le site : http://www.ville-mirecourt.fr/

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Avis

  • je voudrais entrer en contact avecvendeur orgue de barbari ou de chanterue

    06 novembre 2010

  • Excellent. Je souhaite entrer avec d'autres amateurs de musique mécanique. Merci d'avance. [email protected]

    24 septembre 2010

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