Le Couvent Des Cordeliers, à Blois (41) Blois

rue des Cordeliers 41000 Blois

Présentation : Le Couvent Des Cordeliers, à Blois (41)

Le comte de Blois, Jean de Chatillon, fonde le couvent en 1233, et octroie aux franciscains, un jardin au nord de la ville, le jardin d'Angleterre, ainsi qu'une partie du fossé, et deux tours et de

l'ancienne enceinte, en 1270, une première église et des bâtiments sont construits en dehors de la ville, à partir de mi 14e, le premier couvent est détruit, l'ensemble des bâtiments sera reconstruit début 15e, avec une extension de l'enceinte et 2 tours carrées, pour protéger la ville. Début 15e, les sépultures de personnages célèbres y sont installées, notamment celle de Valentine Visconti, en 1408, et celle de Marie de Clèves, en 1487. Début 16e, de nouveaux travaux débutent, une chapelle est construite au nord de la nef, un grand escalier en vis de Saint Gilles installé au sud et les bâtiments restaurés, dont le réfectoire, au sud de l'enclos, qui est ornée d'une peinture murale représentant la Cène, et réalisée par Andréa Solario, qui réalise également le tableau La Vierge au coussin Vert. Les calvinistes détruisent l'église en 1568, mais grâce aux dons de Jean de Morvillers, chancelier de France, et évêque d'Orléans, elle est reconstruite à partir de 1570. Ce dernier sera inhumé dans l'église en 1557, dans un tombeau de Germain Pilon. Début 17e, un grand jardin est aménagé de l'autre côté du fossé, au nord, les bâtiments sont en travaux. En 1730, l'entrée du couvent est déplacée, de l'entrée des cordeliers, commune à l'entrée de la prison rue Beauvoir,vers la porte Chartraine et l'église, et une allée d'ormes, est plantée dans le fossé, du côté de la nouvelle entrée. En 1786, Monseigneur de Thémines, l'évêque de Blois, supprime le couvent et le rattache aux cordeliers de Vendôme, où ils resteront jusqu'à la révolution, l'église sera alors détruite, et les bâtiments serviront à l'agrandissement de la prison En 1838, le palais de justice est construit en partie sur le jardin, la prison est déplacée, et les anciens bâtiments démolis, pour laisser place, en 1950 à un groupe scolaire. Sont inscrits aux monuments historiques protégés, la peinture du réfectoire, conservée au musée de Blois, les sculptures du tombeau de Jean de Morvilliers, détruit, et le buste, transféré au musée d'Orléans.

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