Les Formule1 Historique Au Grand Prix De Monaco, Aussi Offensives Que Celles D’aujourd’hui

Les Formule1 historique au Grand Prix de monaco, aussi offensives que celles d’aujourd’hui

SERIE G : Formule 1 3litres, de 1975 à 1978. Résumé de la course lors du GP historique de Monaco.

Faux départ

Un faux départ. On prend les mêmes et on recommence. Merci à David Abbott, le britannique qui du coup ne participera pas à cette course et nous prive alors d’admirer la troisième McLaren M26 lors des 14 tours qui s’annoncent. Ce qui était amusant, c’est bien évidement la direction de course n’avait pas vraiment prévu relancer un départ, car vous noterez que contrairement à l’athlétisme par exemple, en sport mécanique, les départs sont un peu plus compliqués à lancer.

De surcroît, il a fallut patienter un peu, le temps qu’un commissaire de piste récupère les panneaux d’annonce 3 minutes, 2 minutes, 1 minute, qu’il avait déjà soigneusement rangé. Il a également fallut faire en sorte que tous les pilotes comprennent qu’il fallait relancer un tour de chauffe, uniquement avec des signes bien sûr, car le bruit des moteurs n’aide pas à la communication ! Au micro, on explique aussi au public que les voitures ne feront donc que 14 tours et non 15 comme c’était prévu, pour une simple raison : le carburant !

Une course sans suspense

Pour le spectateur, ce qui est impressionnant ce n’est pas vraiment la course en elle-même car dans cette catégorie, les dépassements sont relativement rares, mais bien les voitures en particulier. On se dit qu’il y a plus de trente ans, les pilotes pilotaient vraiment ! Loin de moi l’idée d’offusquer Schumi, Hamilton ou les autres, mais là quand même on voit bien que dans la chicane après le tunnel du portier, les monoplaces n’accrochent pas très bien par terre, sur le moindre vibreur la voitures décolle, ce qui n’empêche en rien de pousser l’accélération dans la ligne droite des stands. Les pilotes français sont très rapides, mais moins qu’à l’époque. Surprenant non ? En 1978, la McLaren bouclait le tour en 1 :30.08. Le week-end dernier, il y a vait en moyenne 2secondes de plus. Jusqu’à mi-course, c’est le belge Jean-Michel Martin qui tenait le meilleur temps dans le premier secteur.

Un rebondissement

Au moment où on commençait à se dire, c’est bon, on a le podium ; VLAN, Richelmi fait des siennes. Au 9e tour, alors qu’il entame la montée de Sainte-Devote, sa Ensign ralentie, et ralentie beaucoup, beaucoup trop même. Il voit alors le podium s’envoler bien qu’il parvenait jusque là à se maintenir à la deuxième place. Et là, c’est le drame, tout le public monégasque s’attriste pour celui qui était le régional de l’étape. Déçu, à en croire les traits de son visage, le Petit prince regagne les stands. Mais la course n’est pas finie !

Ne jamais sous-estimer un Américain

A cinq tours de l’arrivée, Bobby Verdon-Roe est loin devant Jean-Michel Martin et derrière c’est la vraie bagarre pour la troisième et quatrième place. Le Japonais Katsuaki Kubota assure ses trajectoires et tente de contenir la March 761B de Michael Fitzgerald.
A voiture équivalente, c’est bien sûr le pilotage qui va faire la différence. Et on s’en serait bien passé. En effet l’américain va délibérément pousser le Japonais en travers dans le virage du bureau de tabac et ainsi passer devant. Le Japonais a donc perdu du temps pour se remettre dans le sens de la course et ne parviendra, donc, pas à rattraper son concurrent.

A l’arrivée l’Américain est sifflé par le public et n’est même pas applaudit et cela n’a pas l’air de le déranger outre mesure. Déjà, lors de la séance d’essais qualificatifs, il s’était montré très oppressant.
Comme maigre lot de consolation, Kubota obtient les éloges du speaker, bien méritées. De quoi rappeler ici, que la meilleure performance d’un Japonais sur le Rocher appartient à Nakajima, pilote de F1, qui avait réussit à faire le septième temps.

De retour au stand, Jean-Michel Martin confiait à Gralon dans un murmure que « obtenir une place sur un podium de cette manière alors qu’ici il n’y a vraiment aucun enjeu, autre que le plaisir de rouler, est tout simplement scandaleux ». A bon entendeur…

Et pour ceux qui soutiennent le fils Richelmi, sachez que l’erreur n’est pas humaine mais mécanique. Comme bien souvent sur des voitures d’époque, certaines pièces d’usure casse et on ne peut que très rarement deviner à quel moment cela va se produire. Ce week-end ce fût le cas du pignon de 3, autrement dit, de la boîte de vitesse de la Ensign qui a rendu l’âme. Rien de bien méchant, il va seulement falloir beaucoup de temps pour en retrouver une d’origine, bon courage !

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