Le Rhume Des Foins

Le rhume des foins, une rhinite allergique induite par les pollens, toucherait 15 % de sujets de 15 à 50 ans en France. Pourtant, de nombreux patients ne consultent pas : plus de 20 % d'entre eux demandent seulement conseil à leur pharmacien. Malgré la gêne occasionnée, l'absence de gravité des réactions allergiques expliquerait ce refus de soins.

Définition

Le Rhume des foins se manifeste par une série de symptômes concernant principalement le nez et les yeux, après une exposition à des particules de pollen, chez les personnes allergiques à ces substances. C’est pourquoi il est également appelé pollinose.
La pollinose est très souvent associée à une conjonctivite qui se traduit par des brûlures oculaires, un larmoiement et des démangeaisons intenses.
Elle peut par ailleurs entraîner des troubles de l'olfaction dus à l'inflammation de la muqueuse nasale.

Qu’est-ce qu’une rhinite allergique ?

Le Rhume des foins est une forme de rhinite allergique. Or, la rhinite allergique est un véritable problème de santé publique en raison de sa prévalence et de ses conséquences sur la qualité de vie des patients.
Elle provoque une inflammation localisée aigüe ou chronique de la muqueuse nasale. Ses symptômes (éternuements, obstruction et écoulement nasal) sont dus à une réaction immunologique excessive en présence d'une substance allergène. L'apparition et la gravité des symptômes dépendent de la quantité d'allergènes présents dans l'air et du degré de sensibilisation de la personne.
Une rhinite est considérée comme intermittente si elle survient moins de quatre jours par semaine ou moins de quatre semaines consécutives par an.
Une rhinite sévère peut entraîner des troubles du sommeil et une gêne invalidante dans les activités sociales, sportives, professionnelles ou scolaires.

Les principaux types de rhinite allergique

On distingue deux types principaux de rhinites allergiques :
- la rhinite pollinique saisonnière ou " Rhume des foins " survient chaque année à la même saison, au moment où la concentration des pollens dans l'air augmente
- la rhinite allergique chronique " perannuelle " dure toute l'année. Elle est souvent associée à l'asthme et les allergènes responsables sont généralement les acariens, les poils d'animaux, les moisissures et les blattes.

Fréquence du rhume des foins

La fréquence du Rhume des foins varie selon les régions : il se manifeste chez des sujets allergiques aux pollens de février à septembre.
En région rhodanienne, l'incidence de la rhinite allergique est plus élevée en raison de la pollinose à l'Ambrosia et s'étend jusqu'au mois de septembre.
Au bord de la Méditerranée, le risque est accru par la présence importante de pollens d'oléacées, de pariétaires et de cyprès, débutant parfois dès le mois de novembre mais apparaissant principalement en janvier.
La fréquence accrue des rhinites allergiques pourrait s’expliquer par des facteurs comme la sensibilité ethnique, la classe sociale et la consommation de tabac chez la femme enceinte, mais l’impact de la pollution, souvent mise en cause, est contesté.

Allergènes responsables et prédisposition génétique

De nombreux allergènes sont à l'origine du Rhume des foins. Le moment d'apparition des crises renseigne sur les pollens responsables de l'allergie :
- au début de l'année, c'est le pollen des arbres (cyprès, chêne, orme, érable, bouleau, genévrier, olivier, platane),
- en automne, le pollen des herbes sauvages (l'ambroise dans la région lyonnaise).
Toute crise allergique est due à la rencontre entre un terrain génétiquement prédisposé et un environnement. Cela signifie que l'on hérite de la possibilité d'être sujet à des Allergies et non d'une sensibilité à un allergène spécifique.
50% à 90 % des sujets atteints de rhinite allergique, saisonnière ou perannuelle, ont des antécédents d’allergies dans leur famille. Le risque d'être allergique est de 20% à 40 % si l'un des parents est allergique et de 40% à 60 % si les deux parents le sont.

Traitements du rhume des foins

Le meilleur traitement de la rhinite allergique est l'éviction des allergènes, mais dans le cas du Rhume des foins, elle est difficile à mettre en œuvre.
Restent les médicaments et l'immuno-thérapie (ou Désensibilisation spécifique).
Parmi les thérapeutiques médicamenteuses, on retiendra :
- les cromones, des molécules qui empêchent la libération d'histamine et agissent sur l'écoulement et les démangeaisons nasales. Elles sont bien tolérées mais leur action brève nécessite plusieurs administrations par jour.
- les antihistaminiques inhibent l'action de l'histamine et sont efficaces sur la plupart des symptômes de la rhinite allergique. Les anti-histaminiques de Première génération entraînaient de la somnolence, les plus récents sont mieux tolérés.
- les corticoïdes locaux ont une action anti-inflammatoire puissante et agissent notamment sur l'obstruction nasale.
- les décongestionnants locaux peuvent être utilisés pour diminuer l'obstruction des bronches nasales, mais ne doivent pas être pris pendant plus de quelques jours.
La Désensibilisation consiste à administrer des doses croissantes de l'allergène en cause afin que l'organisme s'y habitue. La durée globale de la Désensibilisation est de 3 à 5 ans.
Cette solution n’est envisagée que lorsque la gêne occasionnée est intense et longue (plusieurs semaines). Il est donc inutile d'entreprendre une Désensibilisation lorsqu'on est sujet à un Rhume des foins quelques jours par an.

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Tag : rhume des foins, allergie, rhinite, rhinite allergique



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