La Fécondation In Vitro : Présentation Et Histoire

La fécondation in vitro : présentation et histoire

Le 24 février 1982 naissait Amandine, premier bébé français issu d’une fécondation in vitro ou FIV. Trente ans plus tard, 15.000 bébés en France voient le jour chaque année grâce à cette technique. Nous vous proposons de revenir sur l’histoire et les caractéristiques de la FIV.

La fécondation in vitro : c'est quoi ?

Le principe de la fécondation in vitro ou FIV est relativement simple : mettre en contact un spermatozoïde et un ovule in vitro (expression signifiant "dans le verre" en latin).

Cette technique consiste à recréer en laboratoire ce qui se passe normalement in vivo dans les trompes de Fallope de la femme.
Elle peut se résumer en trois grandes étapes :
• le recueil des cellules sexuelles mâles (spermatozoïdes) et femelles (ovules)
• la fécondation
• le transfert des embryons ainsi obtenus dans l’utérus, deux jours après la ponction.

A l’origine, la FIV a été mise au point pour permettre à des femmes dont les trompes sont altérées de concevoir des enfants. Cette méthode permet aujourd’hui de traiter de très nombreux cas d'infertilité.

A noter : les chances qu’une FIV donne lieu à une grossesse sont de 25%. De plus, 75% des grossesses démarrées aboutissent à une naissance.

Les premiers bébés éprouvette

Louise Brown, le premier "bébé éprouvette" dans le monde est née en Grande-Bretagne en juillet 1978.

Amandine, le premier bébé français issu d’une fécondation in vitro, est née le 24 février 1982 à l’hôpital Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine).

Cette FIV a été réalisée par le biologiste Jacques Testard et par le professeur René Frydman, ancien chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Antoine-Béclère.

De nouvelles avancées

Depuis 1982, les indications de la fécondation in vitro se sont étendues et ne se limitent plus aux cas d’anomalies de la trompe.

L’ICSI (Intra-Cytoplasmic Sperm Injection) apparue au début des années 1990 a révolutionné de traitement de l’infertilité masculine. Cette technique, aussi appelée "FIV assistée", consiste à réaliser la micro-injection d’un spermatozoïde dans un ovocyte au cours de la FIV. Aujourd’hui, plus de la moitié des fécondations in vitro réalisées en France sont des ICSI.

Désormais, la FIV permet non seulement de concevoir un bébé mais aussi de lui éviter la transmission d’une maladie génétique grave, grâce au diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI). Ce diagnostic s’adresse aux couples dont la descendance présente un risque important de maladie génétique grave.

En janvier 2011, Umut-Talha le premier "bébé médicament" français est né lui aussi à l’hôpital Béclère grâce à une FIV. Le sang de son cordon ombilical a permis de soigner sa sœur atteinte d’une grave maladie.

Plus d'information :

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