5 Choses à Savoir Sur Le Vapotage

5 choses à savoir sur le vapotage

Même si des doutes subsistent sur les effets de la cigarette électronique à long terme, les tabacologues sont formels : la e-cigarette est beaucoup moins nocive pour la santé que les cigarettes classiques. Si vous êtes tenté de vapoter pour diminuer les risques et/ou votre dose quotidienne de nicotine, voici 5 choses à savoir sur le vapotage avant de s'y mettre.

1- On ne peut pas vapoter partout

Selon le décret paru le jeudi 27 avril 2017 au Journal Officiel (n° 2017-633), il est interdit de vapoter dans certains lieux à usage collectif comme les établissements scolaires et les établissements destinés à l'accueil, la formation et à l'hébergement des mineurs.

Cette interdiction s'applique aussi dans les moyens de transport collectif fermés (c'est-à-dire le train, le bus, le métro) et dans les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif.

En d'autres termes, un salarié peut vapoter dans son bureau personnel mais pas dans un open space.

En revanche, il est possible d'utiliser sa cigarette électronique dans les bars, les restaurants ou les stades si aucun règlement intérieur ne s'y oppose. En cas d'interdiction, une signalisation devra être installée dans les lieux pour avertir les vapoteurs.

Ce décret entrera officiellement en vigueur à la rentrée, à partir du 1er octobre 2017. Les contrevenants s'exposeront alors à une contravention de deuxième classe, soit 35€.

Rappelons également que, selon la loi française, il est interdit de vendre des e-cigarettes aux mineurs.

2- Il vaut mieux vapoter que fumer

Malgré ces quelques restrictions, vous pourriez être tentés de passer à la cigarette électronique car le vapotage est moins nocif que le tabac.

Selon une étude récente, menée par des chercheurs du département d'épidémiologie et de santé publique de l'University College de Londres, les adeptes de la e-cigarette présenteraient dans leur organisme des taux de substances toxiques et cancérogènes bien plus bas que les fumeurs de cigarettes classiques.

Pour parvenir à cette conclusion, ces chercheurs ont analysé les résultats de tests salivaires et urinaires de 181 fumeurs et anciens fumeurs répartis en plusieurs catégories : les consommateurs exclusifs de tabac, ceux qui ne fument que des cigarettes électroniques, les personnes qui consomment les deux, ainsi que deux types d'utilisateurs de substituts nicotiniques, à savoir ceux qui ont arrêté de fumer et ceux qui continuent.

Au final, le taux de substances accusées de favoriser le cancer du poumon était réduit de 97% chez les vapoteurs par rapport aux fumeurs exclusifs de cigarettes classiques. Les taux étaient en revanche semblables chez les fumeurs de tabac et les consommateurs des deux types de cigarettes.

Le sujet fait encore débat et certains scientifiques préfèrent rester prudents car l'on ne dispose pas encore de données sur l'effet de la cigarette électronique à très long terme sur la santé cardiovasculaire des utilisateurs.

3- Il faut bien choisir son matériel

Pour passer de la cigarette classique à la vape, mieux vaut se renseigner dans une boutique spécialisée et éviter, du moins pour un premier achat, de commander sur Internet.

Ainsi, vous pourrez bénéficier des conseils du vendeur et lui poser toutes les questions utiles pour bien comprendre le fonctionnement de ce dispositif.

Notez aussi qu'il est préférable de choisir un modèle simple pour commencer (comptez entre 50 et 70€).

Il vous faudra ensuite essayer plusieurs liquides pour trouver celui qui vous convient. La bouffée doit en effet reproduire, dans les 5 premières secondes, le plaisir ressenti avec la fumée de cigarette.

Commencez par un dosage faible en nicotine (entre 6 et 8 mg/ml) et, si vous trouvez ça fade, essayez un dosage supérieur.

A l'inverse, si le vapotage vous fait tousser, c'est le signe que le dosage est trop fort.

L'objectif est de retrouver une sensation de plaisir, qui sera encore plus grande si vous définissez le ou les arômes qui vous plaisent.

Pour y parvenir, expérimentez-en plusieurs (comptez 5 à 6€ le flacon de 10 ml).

4- Vapoter, ça s'apprend

Vous l'ignoriez peut-être mais une cigarette électronique ne s'utilise pas exactement comme une cigarette classique.

Il faut inspirer moins vite et plus régulièrement pour éviter des "shoots" excessifs de nicotine qui ne feraient qu'entretenir votre dépendance.

Il faut aussi veiller à ce qu'il y ait toujours suffisamment de liquide au contact de la pièce métallique qui sert de résistance. Si le réservoir n'est pas assez rempli, il y a surchauffe et émission de composés toxiques libérant une odeur de cramé.

Il faut penser à changer la résistance une à deux fois par mois (elle coûte entre 1 et 1,50€).

Par ailleurs, même si vous souhaitez réduire votre consommation, n'attendez pas de ressentir un manque pour vapoter.

Au début du vapotage, mieux vaut tirer quelques bouffées tout au long de la journée (dès le matin si nécessaire) pour maintenir un niveau stable de nicotine.

Vous pourrez ensuite espacer progressivement les prises, en écoutant votre corps et ses envies de nicotine.

5- Vapoter peut vous aider à arrêter

Selon les tabacologues, l'usage de la cigarette électronique est un moyen efficace d'arrêter la cigarette.

En moyenne, les personnes qui vapotent dans l'objectif d'arrêter de fumer finissent par cesser aussi de vapoter dans les 6 mois.

Seuls 10 à 15% des utilisateurs restent dépendants de cette nicotine non fumée.

Même dans ce cas, en l'état actuel de nos connaissances, le vapotage est préférable au tabagisme (voir le paragraphe 2 ci-dessus).

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