Jean Revillard : 5 Choses à Savoir Sur Le Photographe Suisse

Jean Revillard : 5 choses à savoir sur le photographe suisse

Le photographe genevois Jean Revillard est décédé le 4 janvier 2019, à l'âge de 51 ans. Fondateur de l'agence Rezo, il s'est fait connaître par ses reportages au long cours et son usage intense du flash. Hommage en 5 points.

1- Il a eu une vocation précoce

Jean Revillard est né le 22 septembre 1967 à Genève. Dès l'âge de 10 ans, il sait qu'il deviendra photographe.

Après s'être formé à l'école d'Yverdon, auprès de Luc Chessex, Christian Caujolle et Jesus Moreno, il devient photojournaliste et photographe documentaire.

Il travaille pour des titres de presse suisses, Le Nouveau Quotidien et L'Hebdo.

2- Il avait de multiples casquettes

Jean Revillard, qui a été victime d'une crise cardiaque le 4 janvier dernier, aura marqué l'histoire de la photographie en tant qu'artiste et journaliste mais aussi en tant que galeriste.

En 1988, il ouvre la galerie Europa à Genève, puis la galerie Focale à Nyon.

Il y présente le travail de photographes engagés, traitant de problématiques sociales ou environnementales.

En 2001, il fonde l'agence Rezo, la première agence photographique en ligne de suisse romande.

Toute une génération de photographes talentueux, tels François Wavre, Niels Ackermann ou Dom Smaz, s'y est formée à ses côtés.

3- Il a créé un style

Virtuose de l'éclairage, Jean Revillard a créé à coups de flash un style qui était la marque de fabrique l'agence Rezo.

En Suisse romande, il a été le premier à associer l'esthétique de la publicité et de la mode au photojournalisme.

À coup de flash intense, il a apporté un autre regard, décalé et punchy, sur des sujets généralement sombres.

Il a donné, littéralement, un coup de projecteur sur certains sujets de société difficiles, comme les migrants ou d'autres exclus de la société.

En raison de ses photographies de réfugiés à l'esthétique travaillée, on lui a parfois reproché d'"esthétiser la misère" comme dans son travail sur la jungle de Calais.




4- Il a reçu de nombreux prix

Ce style controversé a valu à Jean Revillard de nombreux prix, dont deux World Press Photo.

En 2008, il a remporté un World Press Photo et un Swiss Press Award pour son travail sur les cabanes des migrants de Calais.

En 2009, il est à nouveau récompensé d'un World Press Photo et du prix de la Ville de Prague.

Plus récemment, en 2017, il a reçu un Swiss Press Award dans la catégorie "Histoires suisses" pour son reportage Solar Impulse autour du monde.

En 2010, le photographe genevois avait en effet été engagé comme photographe du Projet Solar Impulse de Bertrand Piccard.




5- Il mettait en lumière les exclus

Depuis trois décennies, Jean Revillard racontait le monde et ses soubresauts.

Spécialiste du reportage sur le long terme, il s'intéressait aux exclus, qu'il s'agisse de migrants, de clandestins, de réfugiés ou de personnes électrosensibles.

Lourdement handicapés dans le monde actuel, les électrosensibles sont contraints de vivre à l'écart, dans les bois ou en rase campagne.

Sur ce thème, le photographe avait choisi de montrer les cas extrêmes, exclus de la société par leur handicap, comme Emma (en photo ci-dessous).





Parmi ces personnes marginalisées, il avait aussi photographié Sarah, une esclave sexuelle noire échouée en Italie, qui pour sa propre sécurité n'était vue que de dos.




Si vous souhaitez découvrir les travaux de ce photoreporter exigeant, nous vous invitons à consulter le site Internet de l'agence Rezo (lien ci-dessous).

Plus d'information :

Visitez le site : http://www.rezo.ch/news2/category/jean-revillard/

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