Le Thermomètre : Histoire D'une Invention

Le thermomètre : histoire d'une invention

Le thermomètre est un instrument de mesure de la température dont l’invention remonte à la fin du XVIème siècle. Nous vous proposons de retracer l’histoire de cet objet aujourd’hui utilisé dans les domaines les plus divers, de la météorologie à la médecine en passant par la cuisine.

Le thermoscope de Galilée

Le premier thermomètre de l’histoire est le thermoscope inventé par Galilée en 1597.

Il s’agit d’un instrument de mesure de la température basé sur le principe de la poussée d'Archimède et de la dilatation de la matière. Son tube contient des objets flottants (cinq, sept ou huit boules) sur lesquels une valeur de température est indiquée (voir photo ci-dessus).

La température ambiante est comprise entre celle du plus haut objet qui a coulé et du plus bas objet qui flotte. La précision de cet instrument de mesure est d’environ 0,5°C. Il ne peut pas mesurer des températures trop basses ou trop hautes.

Les premiers thermomètres à liquide

Les thermomètres à liquide reposent sur la mesure de la dilatation d'un fluide (tel que l’alcool, l'éther ou le mercure) en fonction de la température.

Le premier thermomètre véritable aurait été inventé à Florence en 1654 par le grand duc de Toscane : il s’agissait d’un instrument à alcool portant 50 graduations.
En 1702, l'astronome danois Ole Roemer (1644-1710) fabrique un autre modèle à alcool marquant l'eau bouillante à 60°.

L’invention des thermomètres modernes est attribuée au physicien allemand Daniel Gabriel Fahrenheit (1686-1736).
En 1717, il remplace l'alcool par du mercure.
Il invente également l’échelle de températures qui porte son nom. Il fixe à 32 °F la température de fusion de la glace et à 212 °F le point d'ébullition de l'eau sous pression atmosphérique normale.

En 1730, le physicien et naturaliste français René-Antoine Ferchault de Réaumur met au point un thermomètre à "esprit de vin", ancienne dénomination de l'éthanol.

L’échelle de Celsius

En 1742, le physicien suédois Anders Celsius (1701-1744) invente un thermomètre à mercure qui marquait 100° au point de congélation de l'eau et 0° au point d'ébullition de l'eau (dans le sens inverse de celui utilisé actuellement).

En 1745, après la mort de Anders Celsius, Carl von Linné (1707-1778) propose d’inverser l'échelle des températures. Il présente à l'Académie suédoise un modèle à mercure qui marque 0° pour le point de fusion de la glace et 100° pour le point d'ébullition de l'eau.

En France, en 1794, la Convention décide que le "degré thermométrique sera la centième partie de la distance entre le terme de la glace et celui de l'eau bouillante".

Ce système appelé échelle centésimale ou échelle de Celsius a été adopté dans la plupart des pays (sauf la Grande-Bretagne qui utilise l'échelle Fahrenheit).
Le nom de degré Celsius a été choisi par la IXème Conférence Internationale des Poids et Mesures en octobre 1948.

A noter : il existe également l'échelle absolue dont l'unité est le Kelvin ou K (du nom de lord Kelvin, 1824-1907). Un degré K correspond à un degré Celsius, mais le zéro absolu est -273° Celsius, limite approchée de très près aujourd'hui par les scientifiques.

Le thermomètre à température maximale et minimale

Certains thermomètres sont conçus pour enregistrer les températures maximales et minimales atteintes, par exemple le thermomètre médical à tube de mercure (aujourd’hui interdit).
Cet instrument a été inventé par James Six en 1782.
Il est couramment utilisé pour les usages domestiques, en météorologie et en horticulture.

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Tag : thermomètre, histoire du thermomètre, invention du thermomètre, Celsius, Fahrenheit, thermoscope



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