La Fabrication Du Papier

Le papier est partout autour de nous : non seulement on l’utilise en bureautique et dans l’imprimerie, mais aussi sous forme de papier peint en décoration, de papier à cigarette et de matériau d’emballage. En 2005, la France était le 9ème pays producteur de papier au monde. Mais connaissez-vous le procédé de fabrication du papier ?

Première étape de la fabrication du papier : l’élaboration de la pâte à papier

Le papier est une matière élaborée à partir de fibres cellulosiques végétales. La pâte à papier, qui est le matériau de base de la fabrication du papier, peut être produite à partir de différents composants : le bois et d'autres matières ligno-cellulosiques (bagasse de canne à sucre, paille), les plantes fibreuses comme le chanvre ou le lin, le tissu (sous forme de chiffons) ou le papier (dans le cas du recyclage).

Le tissu est trié, lavé et mis à pourrir pendant plusieurs semaines. Les chiffons sont ensuite découpés et effilochés dans des moulins munis de pile à maillets à clous.

Le bois est écorcé puis défibré (les rondins sont « râpés » à l'aide d'une meule à laquelle on ajoute beaucoup d'eau). Les particules sont alors filtrées et nettoyées dans plusieurs bains successifs afin d'obtenir une pâte homogène.

La pâte à papier moderne est généralement un mélange de fibres de bois et de papier auquel on ajoute un liant afin d'améliorer la résistance des feuilles produites.

Pour préserver l'environnement, la valorisation des déchets papiers par le recyclage est de plus en plus importante : en 2002, 5,5 millions de tonnes de papiers et cartons on été récupérés, sur les 11 millions consommés.

La pâte à Papier recyclé est élaborée selon un procédé particulier. Les papiers récupérés (journaux, magazines et cartons) sont déchiquetés, filtrés puis mis à tremper dans des cuves. Le désencrage reste facultatif, mais il est possible de retirer l'encre de la pâte en lui faisant subir plusieurs nettoyages successifs, avec du savon, de l'air, voire des dissolvants chimiques (dont certains ont l’inconvénient d’être très polluants). Ces opérations de lavage et de traitement utilisent très peu d'eau, voire pas du tout.

Deuxième étape de la fabrication du papier : la fabrication des feuilles

Au final, le papier se présente sous forme de feuilles minces. Aux débuts de la fabrication du papier, on utilisait un cadre de bois muni d'une grille sur laquelle la pâte à papier était uniformément versée. Après égouttage, on en retirerait une feuille que l’on faisait sécher sur un feutre. Différentes couches de feutres et de feuilles étaient pressées afin de retirer l'excédent d'eau, avant un séchage définitif à l'air libre sur un étendoir.

La production actuelle s'effectue à l'aide de gigantesques machines de plus de 100m de long et jusqu'à 10m de largeur. La feuille est produite à une vitesse allant jusqu'à 1800m/min. Une machine à papier représente un investissement considérable (le coût d'une machine neuve est proche du milliard d'euros).

Avant d'arriver sur la machine, la pâte est diluée dans l'eau (de l'ordre de 5% de pâte et 95% d'eau). La pâte ainsi préparée arrive à la caisse de tête de la machine à papier. La caisse de tête répartit régulièrement les fibres et donne sa géométrie à l'écoulement de la pâte en suspension.

Il faut ensuite éliminer l'eau afin de structurer la feuille. La Première étape passe par la " table d'égouttage " où la suspension fibreuse passe de 95% d'eau à 80%. L'eau d'égouttage qui contient des fibres non retenues par la toile est recyclée.
La feuille encore très humide passe par une succession de presses équipées de feutres absorbants. A la sortie des presses, la feuille a perdu de son épaisseur et contient encore 60 % d'eau.

Dernière étape pour obtenir un résultat final de l'ordre de 5% d'eau dans la feuille, les séchoirs. C'est un ensemble composé de plusieurs cylindres sécheurs, chauffés à la vapeur d'eau, qui sont disposés en deux rangées superposées. Leur température augmente jusqu'à atteindre 120°, ce qui entraîne l'évaporation de l'humidité. De cylindre en cylindre, la température redescend ensuite progressivement.

La touche finale de la fabrication du papier

Pour finir, le papier peut subir divers traitements destinés à parfaire sa qualité. Pour améliorer son imprimabilité (pour le papier photo par exemple) ou pour la colorer, on fait passer la feuille dans une size-press. La size-press ou « presse encolleuse » est placée avant les derniers sécheurs. Elle est constituée de deux rouleaux disposés côte à côte horizontalement et le papier passant entre les deux rouleaux est enduit de la substance choisie.

La feuille une fois séchée peut subir le calandrage qui consiste à la presser de nouveau entre plusieurs lourds rouleaux afin de rendre le papier bien lisse. On parle alors de papier glacé ou calandré.

La fabrication du papier aboutit à la création d’une bobine qui est tronçonnée à la taille voulue à la bobineuse. Les bobines de papier peuvent être utilisées telles quelles pour l’impression sur presse rotative ou reconditionnées sous forme de feuilles de formats divers.

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Avis

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