Nutrition : La Malbouffe Est Mauvaise Pour Le Cerveau

Nutrition : la malbouffe est mauvaise pour le cerveau

On savait déjà que la "junk-food" favorise l'obésité, l'hypertension, le diabète et même certains cancers. Déjà accusée de tous ces maux, la nourriture industrielle voit un nouveau chef d'accusation s'ajouter à cette longue liste. Des scientifiques ont en effet découvert que la malbouffe est également mauvaise... pour le cerveau ! Explications.

Nos choix alimentaires impactent notre cerveau

Vous saviez déjà que les sorties au fast-food, les chips et les glaces avaient un impact considérable sur votre ligne et plus généralement sur votre santé.

Mais saviez-vous que la malbouffe est mauvaise pour votre cerveau et votre santé mentale ?

Puisque notre cerveau, comme tous nos autres organes, a besoin de nutriments pour fonctionner, il n'est pas étonnant qu'un régime pauvre en nutriments mais riche en sucres et en mauvaises graisses affecte son fonctionnement...

Les scientifiques qui se sont penchés sur la question ont fait des découvertes étonnantes, voire inquiétantes.

La malbouffe rend accro

Quand vous mangez des chips, un hamburger ou un brownie au chocolat, différentes zones de votre cerveau s'activent, à commencer par le système de récompense.

Si ces aliments sont si plaisants, c'est parce que votre cerveau libère de la dopamine à forte dose quand vous les mangez.

Vous ressentez alors un sentiment de bien-être et vous avez envie de recommencer l'expérience.

Le problème est que le cerveau, quand il est ainsi submergé de dopamine a tendance à créer de nouveaux récepteurs à cette substance. Résultat : pour atteindre le même niveau de plaisir, vous devrez manger toujours plus de malbouffe.

Par ailleurs, l'hippocampe aussi s'active sous l'action du sucre. Or, l'hippocampe est le siège de la sensation de satiété.

Quand il est ainsi activé, il ne cesse de nous envoyer des signaux de faim : là encore, notre cerveau est pris dans un cercle vicieux !

Elle affecte nos capacités mentales

En plus de nous rendre accros et de nous faire manger toujours plus, la malbouffe affecte nos capacités et nos comportements.

Des expériences menées sur des rats ont montré que consommer du sucre en excès peut altérer le développement du cortex préfrontal.

Or, cette partie de notre cerveau joue un rôle majeur dans le contrôle de nos impulsions et elle n'arrive à maturité que vers l'âge de 20 ans.

Abreuver les enfants et les adolescents de sodas très sucrés pourrait ainsi les rendre plus impulsifs et moins enclins à suivre les règles.

Par ailleurs, la science a démontré que la junk food nuit à la plasticité du cerveau, cette formidable capacité qui nous permet d'apprendre de nouvelles choses et de nous forger de nouveaux souvenirs.

Pire encore, la malbouffe nous rendrait tristes en réduisant le processus de fabrication de nouveaux neurones par l'hippocampe.

Or, des recherches ont établi un lien entre un nombre réduit de nouveaux neurones et les maladies neurologiques telles que la dépression.

Ne vous jetez pas sur une tablette de chocolat au premier coup de blues : manger gras et sucré ne vous apportera qu'un réconfort momentané et au final, cela vous rendra encore plus déprimé !

Elle accroît le risque de maladie mentale

Une récente étude menée aux États-Unis par des chercheurs de la Loma Linda University School of Public Health en Californie a révélé que les adeptes de la junk food sont plus touchés que les autres par des maladies mentales

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont analysé des données concernant 245.891 personnes collectées par téléphone entre 2005 et 2015.

Ces questionnaires apportaient des informations approfondies sur les données socio-démographiques, la santé et les comportements de chaque participant.

Or, l'impact de la malbouffe sur la santé mentale reste avéré, même après avoir pris en compte des facteurs tels que l'âge, le genre, le statut marital et le niveau de revenu des participants.

Le principal auteur de cette étude, Jim E. Banta, souligne que ces résultats s'inscrivent dans la lignée d'études précédentes, menées dans d'autres pays, qui avaient déjà trouvé un lien entre une mauvaise alimentation et des maladies mentales telles que la dépression ou certains troubles bipolaires.

Ses effets ne sont pas irréversibles

La bonne nouvelle, c'est que les effets négatifs de la malbouffe sur le cerveau ne sont pas irréversibles.

En changeant vos habitudes alimentaires et en mangeant davantage de fruits et de légumes, riches en antioxydants, vous pouvez lutter contre les inflammations provoquées par la junk-food.

Pour retrouver un cerveau en pleine forme pensez aussi à consommer du bon gras : les poissons gras et les avocats stimulent fabrication de nouveaux neurones, tout comme l'exercice physique.

En conclusion, le cerveau n'est pas indissociable de notre corps et de ce que nous lui faisons avaler. Alors, prenez soin de vous et de votre alimentation et votre humeur en sera nettement améliorée !

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