Journée De La Femme 2021 : Pourquoi Faire La Grève Féministe ?

Journée de la femme 2021 : pourquoi faire la grève féministe ?Image ©Paola Breizh

Aujourd’hui 8 mars est la Journée de la femme, aussi appelée Journée internationale des droits des femmes dans plusieurs pays dont la France. À cette occasion, plusieurs syndicats et associations féministes appellent les femmes mais aussi les hommes à faire grève et à manifester partout en France. Petit rappel des objectifs de cette mobilisation.

Dénoncer les inégalités salariales

Aujourd’hui 8 mars 2021, syndicats et associations féministes appellent à faire la grève féministe et à manifester un peu partout en France.

Comme lors des précédentes éditions de la Journée de la femme l'objectif de cette mobilisation est simple : dénoncer les injustices subies par les femmes, et en particulier les inégalités salariales

En cette journée dédiée aux "droits des femmes", il ne semble pas inutile de rappeler les écarts de salaire de l’ordre de 25% dont sont encore et toujours victimes les femmes :




En 2021, les Nations Unies se sont aussi penchées sur la question de la place des femmes dans la société en choisissant pour thème de la Journée internationale des femmes : "Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19".

L'ONU qui propose chaque année une thématique mondiale à cette journée entend ainsi célébrer les efforts déployés par les femmes et les filles du monde entier pour former un futur et une relance plus égalitaires suite à la pandémie.

Vaste programme car, selon un récent rapport de l'ONU, les femmes sont encore sous-représentées dans la sphère publique et minoritaires dans les postes de prise de décisions.

En 2021, seuls 22 pays sur 195 sont dirigés par des femmes. Dans les parlements nationaux, on ne compte en moyenne que 24,9% de femmes.

Toujours selon l'ONU, au rythme actuel, il faudra encore attendre 130 ans pour atteindre une stricte parité dans les postes gouvernementaux.

Le thème de cette Journée internationale de la femme 2021 souligne aussi l'implication des femmes dans la lutte contre le virus du Covid-19.

Bien qu’elles soient en première ligne face à la pandémie, les travailleuses de la santé sont aujourd'hui encore payées en moyenne 11% de moins que leurs homologues masculins.

Signaler les injustices aggravées par la pandémie

Depuis 1977, la journée du 8 mars est l’occasion de faire le point sur les avancées en matière de droits des femmes et d'égalité, au niveau national et international.

Or, depuis le début de la pandémie de Covid-19, les inégalités homme femme se sont creusées. Cette année, les manifestations mettront donc l'accent sur la précarisation de la condition féminine pendant la crise sanitaire.

Depuis maintenant un an que dure cette crise sanitaire, les femmes ont été les premières victimes de cette situation inédite, tant au niveau personnel que professionnel.

Sur le plan personnel, les périodes de confinement ont aggravé les risques de violences intrafamiliales.

Sur le plan professionnel, beaucoup de métiers à prédominance féminine ont assuré la continuité des services pendant le confinement, notamment les caissières des supermarché et les infirmières libérales.

Les rapports de l'ONU et de plusieurs observatoires nationaux ont révélé que les mesures d'isolement imposées par les différents gouvernements ont impacté les femmes de différentes manières, avec :
=> un risque accru de violence domestique
=> une augmantation du fardeau des tâches domestiques et du soin des enfants
=> un accès réduit aux services de soutien
=> une augmentation de la précarité financière.

De plus, la crise sanitaire a particulièrement mis en lumière les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes.

Selon les chiffres de l'ONG Care International, les femmes représentent 70% des personnes en première ligne pendant la crise sanitaire (infirmières, aides-soignantes, aides à domicile, caissières, aides ménagères et garde d'enfants), mais elles ne sont que 24% parmi les décideurs chargés de prendre des mesures en réponse à cette crise.

Cesser le travail à partir de 15h40

Chaque année, les femmes sont appelées à descendre dans la rue le 8 mars.

En France, 37 organisations féministes appellent ainsi les "premières de corvées" à se rassembler aujourd’hui afin de dénoncer les injustices énumérées ci-dessus.

"Nous serons en grève avec les femmes du monde entier pour refuser toutes et tous ensemble de payer le prix de la crise avec notre travail, notre salaire, notre corps.", ont indiqué plusieurs syndicats et associations féministes lors d'une conférence de presse organisée le 1er mars.

À Paris, le défilé partira de Port-Royal à 13h pour rejoindre la place de la République. De nombreuses autres manifestations sont prévues aux quatre coins de la France en ce 8 mars 2021.

De plus, plusieurs organisations telles que Osez le féminisme et l'Unef invitent les femmes et les hommes à cesser le travail ce lundi dès 15h40 afin de dénoncer les écarts de salaire. Pourquoi à cette heure précisément ? Car c’est à 15h40 que les femmes ne sont plus payées, si l'on prend en compte l'écart salarial avec les hommes (d’environ 25% en moyenne) .

Pour en savoir plus sur les manifestations prévues en France, vous pouvez consulter le site officiel ci-dessous, qui propose une carte interactive des différentes villes mobilisées.

Enfin, même si vous ne rejoignez pas l’un de ces cortèges, vous pouvez aussi, Mesdames, "faire la grève à la maison" en cessant vos tâches habituelles pour dénoncer la charge qu’elles représentent et les inégalités tenaces dans la répartition des tâches domestiques au sein du couple.

Plus d'information :

Visitez le site : http://www.grevefeministe.fr/

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