Les Ginks : Des Femmes Qui Renoncent à La Maternité Par Souci écologique

Les Ginks : des femmes qui renoncent à la maternité par souci écologique

Un nouveau mouvement écologiste et féministe fait parler de lui : les Ginks pour "Green inclined, no kids" ("engagement vert, pas d’enfant"). Face à une population mondiale en constante augmentation, les membres de ce mouvement ont fait le choix de ne pas avoir d’enfants pour le bien de la planète.

Qui sont les Ginks ?

Les Ginks sont des femmes qui font le choix de ne pas avoir d’enfants pour des raisons… écologiques.

Face à l’augmentation constante de la population mondiale, de nombreux écologistes tirent la sonnette d'alarme et rappellent que notre planète n’est pas "extensible". A l’horizon 2050, la Terre comptera 9 milliards d’habitants, ce qui fera peser une forte pression sur l’environnement pour nourrir et fournir de l’eau à tout le monde.

C’est pourquoi de plus en plus de femmes, soucieuses de l’avenir de la planète, décident de renoncer à la maternité. Ce mouvement féministe et écologiste, baptisé GINKS pour "Green inclined, no kids" ("engagement vert, pas d’enfant") a été lancé par l’américaine Lisa Hymas sur son blog "childfreefeminist" ("féministe sans enfant").

En quoi consiste ce mouvement ?

Les membres du mouvement Ginks revendiquent la liberté de ne pas avoir d’enfants et soulignent que la vie d'une femme sans enfants n’a pas que des inconvénients.
Ne pas être mère permettrait d’avoir une meilleure carrière et plus de temps pour soi… tout en réduisant ses émissions de gaz à effets de serre.

Cette tendance trouve un écho dans le livre de Stefanie Iris Weiss : Eco-Sex: Go Green Between the Sheets and Make your Love Life Sustainable (littéralement "Devenez écolo sous les draps et rendez votre vie amoureuse durable").

La chroniqueuse au Huffington Post y explique pourquoi les femmes ont intérêt à ne pas procréer pour le bien de la planète. "Même s'il s'agit d'un renoncement énorme, on ne peut nier que la surpopulation contribue au changement climatique", écrit-elle.
Elle admet que ce raisonnement peut choquer mais n'en démord pas, proposant l’adoption comme une alternative possible à la maternité.

Un choix qui choque

En bref, les Ginks se prononcent en faveur de l’adoption et souhaitent que la maternité soit "le fruit d'une décision plus réfléchie et plus consciente de la réalité dans laquelle nous vivons".

Evidemment, leur choix de vivre sans enfant n’est pas sans provoquer l'indignation et scandalise même beaucoup de personnes…
Leur point de vue risque de mettre longtemps à s’imposer. En effet, selon une enquête de l’Insee sur les modèles familiaux parue en mars 2011, seulement 20% des femmes pensent qu’une femme peut s’épanouir sans enfants.

Si vous n’êtes pas (encore) prête à renoncer à la maternité, sachez que le niveau de vie influe davantage sur les émissions de CO2 que la démographie : une diminution de la consommation serait donc plus efficace qu’une politique de restriction des naissances pour sauver la planète.

Plus d'information :

Tag : Ginks, GINKS, Lisa Hymas, femme sans enfant, vivre sans enfant, sans enfant, développement durable, écologie, population mondiale, adoption



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