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Joueurs de foot (19/10/2009 au 19/11/2009 )

Joueurs de foot :

Imagine

Imagine there's no heaven,
It's easy if you try,
No hell below us,
Above us only sky,
Imagine all the people
living for today...

Imagine qu'il n'y a aucun Paradis,
C'est facile si tu essaies,
Aucun enfer en dessous de nous,
Au dessus de nous seulement le ciel,
Imagine tous les gens,
Vivant pour aujourd'hui...


Il y a quelques jours, une équipe de football a refusé de jouer face à une autre équipe, dans le cadre d’un championnat amateur, en région parisienne. La première équipe, aux joueurs de confession musulmane, ne souhaitait absolument pas affronter la seconde, composée de joueurs homosexuels, au prétexte que « les musulmans ne se reconnaissent pas dans les valeurs que prônent les homosexuels » (je cite, pour mémoire, les mots malheureux et irresponsables du représentant de l’équipe de joueurs musulmans).

Imagine there's no countries,
It isnt hard to do,
Nothing to kill or die for,
No religion too,
Imagine all the people
living life in peace...

Imagine qu'il n'y a aucun pays,
Ce n'est pas dur à faire,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Imagine tous les gens,
Vivant leurs vies dans la paix...


Etre un homme. Etre une femme. Etre blanc. Etre noir. Etre juif. Etre arabe. Etre chrétien. Etre musulman. Etre bouddhiste. Etre hâté. Etre hétérosexuel. Etre homosexuel. Etre un être. Humain. Etre soi. Etre libre.

Pourquoi, en 2009, montre-t-on encore du doigt la différence, alors que la différence est le fondement même de la richesse et de la liberté de chacun à être ce qu’il est, ce qu’il peut être.

Pourquoi, en 2009, un homosexuel doit-il encore justifier son homosexualité comme s’il devait justifier une identité, un état particulier, reconnaître une maladie, comme s’il devait déclarer une anormalité, une marge, une anomalie, un non-conformisme. Non-conformisme vis-à-vis de quoi ou de qui au juste ? Les normes d’une société formatée ? Société des différences ? Plutôt de l’indifférence !

Pourquoi, en 2009, un sportif homosexuel est-il encore considéré comme un pestiféré, un résidu de la société, un non-être, un sous-être qu’il faut écarter, cacher, qu’il faut éviter, rejeter, qu’il faut railler, abandonner.

Pédale, fiotte, gonzesse, sale PD, folle, homo, tante, pédéraste, enculé … autant de termes insupportables, qui montrent du doigt, stigmatisent, isolent, dénoncent, accusent, assassinent. La barbarie à visage inhumain.

You may say I’m a dreamer,
but I’m not the only one,
I hope some day you'll join us,
And the world will live as one.

Tu peux dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindras,
Et que le monde vivra uni


A l’époque d’Internet, d’Obama et de son mythique « Yes we can », les haines et les fascismes se portent bien. Ils n’ont jamais été en aussi grande forme. Les avancées scientifiques et technologiques – si fulgurantes depuis cinquante ans – n’y font rien. Les intellectuels, les sociologues et les philosophes n’y peuvent rien. Les nombreux échanges culturels sont des coups de pied dans l’eau. L’eau des coriaces préjugés. L’eau trouble des démons et des idées reçues. Une eau infestée par la paresse des esprits atrophiés par tant et tant de sectarismes éculés. Les politiques ont déserté, depuis longtemps déjà, tous les combats les plus élémentaires. Les guerres perdurent ici et là, le conflit israélo palestinien s’éternise, la situation en Afghanistan s’enlise. Les banquiers s’enrichissent, les peuples s’appauvrissent.

Tandis que le football et le sport sont des affaires de plus en plus juteuses pour leurs proxénètes côtés en bourse, et les stades sont devenus les derniers cirques médiatiques où la liberté d’haïr son adversaire sportif d’un jour est élevée au rang de raison d’Etat. Des Etats en permanence au bord de l’intolérance la plus violente.

Le monde avance à reculons, en direction du précipice dans lequel se sont jetées toutes nos certitudes, tous nos idéaux. Tous nos espoirs.

Imagine no possesions,
I wonder if you can,
No need for greed or hunger,
A brotherhood of man,
Imagine all the people
Sharing all the world...

Imagine aucunes possessions,
Je me demande si tu le peux,
Aucun besoin d'avidité ou de faim,
Une fraternité humaine,
Imagine tous les gens,
Partageant tout le monde...


Il faut, ici et maintenant, haut et fort, dénoncer l’attitude abjecte, sectaire et inhumaine, l’attitude d’un autre temps, de cette équipe de football (aux joueurs de confession musulmane) qui a obstinément refusé de jouer, d’approcher, de serrer la main d’adversaires sportifs d’un jour, des joueurs homosexuels qui, comme eux, aiment le sport en général et le football en particulier.

Il faut, ici et maintenant, haut et fort, dire et redire à cette équipe de joueurs musulmans, que les intégrismes ne mènent nulle part. Ou plutôt si : ils mènent en enfer. Un enfer qu’il faut fuir à tous prix. Car il est synonyme de retour en arrière, de retour sur soi. D’enfermement. De cloisonnement. De ghettoïsation. De rejet violent, brutal, sans raison.

L’intégrisme est la forme absolue de la dégénérescence. Le poison violent d’une société qui se réfugie dans la négation. Par ignorance. Par doute. Par peur. Refuser l’autre, quel qu’il soit, c’est refuser une part de soi qu’on ne connaît pas, qu’on ignore encore.

Il faut, ici et maintenant, haut et fort, combattre cette attitude de refus et de rejet de l’Autre, la combattre par tous les moyens, y compris et surtout, les moyens pacifiques, ceux de l’information, de l’éducation, de l’initiation, de la réflexion. Entre les peuples, entre les êtres.

La transmission du savoir et des savoirs reste la priorité absolue dans un monde, on le voit à travers ce fait – grave et inacceptable – toujours tenté par la peur de l’Autre, celui qui dérange, qui est différent et que l’on ne comprend pas, ou que l’on ne veut pas comprendre.

Accepter l’autre c’est s’accepter soi. Soi et l’autre ne font qu’un. Un être humain, avec toutes ses facettes, toutes ses couleurs, toutes ses différences. Toutes ses richesses.

Puisse – bientôt, très vite, tout de suite – chaque être humain sur cette planète, trouver le chemin de la tolérance qui conduit vers l’Autre, un ami, un voisin, un proche, quelle que soit son origine, sa religion, sa condition sociale, sa couleur de peau, sa philosophie, son orientation politique …

… quelle que soit sa préférence sexuelle …

You may say I’m a dreamer,
but I’m not the only one,
I hope some day you'll join us,
And the world will live as one.

Tu peux dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindras,
Et que le monde vivra uni


Texte central, John Lenon (Imagine)
Texte actuel, Daniel Baschieri (2009)

http://www.sud-media-group.com/

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