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Trois semaines avant le Trophée Bompart, la Coupe de Nice permet aux patineurs d'engranger des points supplémentaires pour le classement mondial. La compétition est réelle mais l'ambiance reste décontractée. Résultat : le public conquis prend beaucoup de plaisir
La Coupe Internationale de Nice a deux objectif bien distincts. Le premier étant de marquer le plus de points possible autant lors du programme court que du libre. Les deux programmes s'appliquent dans chacune des catégories, à savoir cette année : juniors (homme et femme), seniors (homme et femme), danse sur glace et couples. Tous les points marqués comptent pour le classement mondial des patineurs.
Mais ce n'est pas tout; l'épreuve est aussi sélective pour l'accès aux qualifications du Championnat du Monde 2012. Et c'est d'ailleurs une des taquineries préférées du président de FFSG, Didier Gailhaguet : "J'aime leur rappeler que je ne les emmène pas aux Monde s'il ne me totalise pas 200 points au minimum! Certains sont un peu trop confiants à mon goût. Il faut leur montrer que dans le sport tout n'est pas toujours acquis et que seul le travail compte." Et ce n'est pas Chafik Besseghier qui dira le contraire : "Je totalise 199 points pour mes deux programmes... Je sais que le Président ne va pas me lâcher. Surtout que le favori pour cette coupe c'était Romain (NDLR : Ponsart). Je me suis prouvé que j'étais capable d'une première place si je n'avais pas fait de toutes petites erreurs. Je vais travailler pour briller à Bompart."
En plus du résultat, les patineurs attachent aussi beaucoup d'importance au soutien du public. Carla Monzali, la championne de France minimes, a patiné à domicile : "J'étais très stressée parce qu'il y avait beaucoup de grands champions mais j'ai eu l'impression que mon programme court sur la musique d'Arlequin du Cirque du Soleil a plu au public. Les applaudissements, ça m'aide à rester concentrée."
C'est une des particularités de la Coupe Internationale de Nice. A la patinoire, pas besoin d'être une petit souris pour se faufiler pour espérer approcher vos idoles. Alors, on se calme, je ne vous promets pas que vous pourrez vous jeter dans les bras de Konstantin Menshov avant qu'il entre sur la glace! 'Faut pas abuser non plus! En revanche, il n'est pas impossible de le croiser une heure après son passage en haut des gradins au milieu de tout le monde.
Après la compétition, la pression retombe et automatiquement les patineurs se donnent sur la glace sans retenue. Avis aux nostalgiques du d'Artagnan de Candeloro ou de Brian Joubert dans l'esprit de Matrix. A Nice, on est quand même plus soft.
Un peu trop à mon goût d'ailleurs, du moins comme sentiment général.
Après bien sûr, il y a quelques pépites. L'une d'entre elle nous vient de très loin. D'Ouzbékistan plus précisément. Misha Ge a enflammé toute la patinoire alors même qu'il n'avait pas encore pris possession de la glace. Blouson de cuir, lunettes de soleil et gel dans les cheveux, on a qu'une envie, c'est de le rejoindre sur la piste de danse, échanger quelques pas de rock n roll et jouer comme lui de la guitare. Le programme est rythmé, original; la technique est maîtrisée et même s'il repart avec la 8e place du classement général des hommes; c'est sans conteste que Gralon lui décerne le prix du showman.
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