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Le Grand Prix de Formule 1 de Monaco est un circuit mythique. Gagner se mérite et la moindre erreur peut être fatale. Pour éviter les drames, c'est toute une armada de commissaires qui est déployée, réputés pour être les meilleurs du monde. En assistant à leur formation, Gralon s'est aperçu que l'étiquette collait parfaitement au produit.
Un peu plus d'un mois avant le date du Grand Prix ( du 26 au 29 mai 2011), c'est près de 500 personnes (dont 70 venus de la FFSA ou de l'étranger) qui se sont réunies à Fontvieille pour 48 heures intenses. Le principe est simple, se former ou se remettre à niveau, tel est le but de ses passionnés. Oui car ; c'est bien la passion pour la Formule 1 et les sports mécaniques en général qui rassemble tous ces hommes en combinaison.
Ces hommes mais ces femmes aussi, encore très peu nombreuses. "Cette année, la formation attend 500 commissaires dont 40 nouveaux. On les réparti en groupe d'une vingtaine dans une petite dizaine d'exercices. Depuis 4 ans, nous avons recruté 10 femmes. J'avoue que le métier est encore un peu misogyne mais je doute que ce soit la raison première de ce déséquilibre. Beaucoup n'osent pas franchir le cap pour demander à participer et d'autres, je doit l'admettre, n'ont pas les capacités nécessaires pour assurer sur le terrain. Le matériel est très lourd à porter, les risques sont très importants. Les femmes qui nous accompagnent, occupent la plupart du temps des postes de signalisation." Bernard Richelmi, président du corps des commissaires insiste aussi sur le fait qu'il n'y a pas de réels critères pour entrer dans le rang si ce n'est la condition physique, être âgé de 18 à 30 ans et d'être membre de l'ACM.
Notez sur vos tablettes que l'ACM cherche toujours de nouvelles recrues car les équipes et les championnats sont nombreux. Par exemple, l'année dernière sur le GP de Formule 1, ils étaient624!

Tous sont bénévoles, il ne faut pas l'oublier. Et tous répondent à une seule devise : "oser et servir". Les nouveaux encore un peu intimidés n'hésitent pourtant pas à demander conseil aux plus anciens.
Le feu
Eric, face à son premier baptême du feu explique : "On a l'impression de tous faire partie de la même famille. Grâce aux codes couleurs et aux épaulettes, on sait tout de suite à qui on a affaire. Personnellement, ça me rassure car il ne faut pas oublier que même si ce week-end, on enchaîne les exercices, dans un mois, je risquerai ma vie à chaque minute."
Et c'est vrai que ce sentiment de famille, d'entente, de respect et d'échange est d'une évidence rare dans chaque groupe. Tous les exercices sont parfaitement orchestrés. Aucune moquerie et surtout beaucoup d'explications permettent d'arriver à des automatismes qui pourront, qui sait, peut-être sauver une vie. A l'exemple de l'atelier feu. Un prototype de voiture au gaz non polluante, s'enflamme soudainement et, immédiatement, il faut réagir. Sauter le rail, toujours surveiller la piste, se déployer, chacun à son poste. Un qui surveille, deux sur le moteur, un sur le pilote. De loin, on croirait une symphonie, où chaque note a sa place pour son effet, sous la baguette du chef d'équipe qui par des grands geste oriente ses petits.

Tag : GP monaco, Formule1, commissaire de piste, formation des commissaire, chapiteau de fontvieille
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